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Moustique tigre en Provence : « Il faut lui couper l’eau », l’alerte de l’ARS face au risque d'épidémie3min
Par Maritima 27/05/2026 à 13:09
Après une année 2025 marquée par un record de cas de Chikungunya et de Dengue dans la région, l’Agence Régionale de Santé (ARS) renforce sa vigilance contre le moustique tigre. Thomas Margueron, directeur santé environnement à l’ARS PACA, lance un appel à la mobilisation citoyenne au micro de Maritima.
C'est un cortège de nuisances et de maladies dont on se passerait bien. Avec la hausse des températures, le moustique tigre (Aedes albopictus) a repris son activité dans nos jardins et espaces publics. Pour l’État et les collectivités, l’enjeu est double : limiter la prolifération et prévenir la transmission de virus tropicaux.
Un bilan 2025 inquiétant : près de 500 cas en PACA
L’an dernier, la Provence a été particulièrement touchée par des cas « autochtones », c'est-à-dire des personnes ayant contracté la maladie sans avoir voyagé. Des foyers avaient notamment été identifiés à Salon de Provence, Vitrolles et Sausset-les-Pins. « L’année dernière, nous avons été confrontés à une épidémie majeure avec près de 500 cas de personnes qui ont contracté le Chikungunya sans avoir voyagé. Il y a eu une véritable circulation de cette maladie transmise par les moustiques », rappelle Thomas Margueron.
« Couper l’eau au moustique » : le réflexe vital
Si l’ARS et l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) agissent sur le terrain, 80 % de la lutte se joue chez les particuliers. Le moustique tigre est un citadin qui voyage peu : il vit dans un rayon de 100 à 150 mètres autour de son lieu de naissance.
Pour Thomas Margueron, la consigne est simple mais impérative : « Notre expression, c’est : "couper l’eau au moustique". S'il n'y a pas d'eau, le moustique ne se développe pas. Il faut faire le tour de son jardin une fois par semaine pour vider toutes les eaux stagnantes : les jouets d’enfants, les coupelles, les piscines à moitié dégonflées ou les gouttières encombrées. »
Des maladies « invalidantes » à ne pas prendre à la légère
Si la Dengue et le Chikungunya affichent des taux de mortalité très faibles, ils n’en restent pas moins de lourdes épreuves pour l'organisme.
« Le Chikungunya est très invalidant. On peut souffrir de douleurs articulaires pendant plusieurs semaines. Pour la Dengue, c’est une fièvre brutale, des courbatures... C’est vraiment un mauvais moment à passer », prévient le directeur santé environnement de l’ARS.
Le rôle crucial des médecins et du signalement
L’autre pilier de la stratégie de l’ARS repose sur la rapidité d'intervention. Dès qu'un cas est diagnostiqué, des opérations de démoustication ciblées sont menées dans le quartier concerné pour briser la chaîne de transmission. « Il faut surtout aller voir un médecin. Lui pourra détecter d’éventuelles formes graves, mais surtout, cela nous permet d’être signalés. Dès que le médecin diagnostique un cas, il nous le signale et nous menons des opérations de démoustication dans le quartier », insiste Thomas Margueron au micro de Didier Gesualdi.
Cette vigilance s'applique également au retour de voyage, notamment pour les personnes arrivant de zones où ces virus circulent activement.
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