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Don du sang : « Les malades n’ont pas de vacances », l’EFS PACA-Corse appelle à la mobilisation générale3min
Par Didier Gesualdi30/08/2026 à 10:43
Alors que l’été 2026 touche à sa fin, l’Établissement Français du Sang (EFS) tire la sonnette d’alarme. Invitée sur Maritima Radio, Virginie Ferrera Tourenc, directrice régionale de l’EFS PACA-Corse, a dressé un bilan de santé des réserves de sang. Entre dépendance aux autres régions et besoin vital de plasma, l’urgence est là. Entretien.
« Les malades n’ont pas de vacances. » Le message de Virginie Ferrera Tourenc est clair. Si les Provençaux profitent de la saison estivale, les besoins hospitaliers, eux, ne faiblissent pas. Au micro de Didier Gesualdi, la directrice régionale ne cache pas sa préoccupation : « Nos stocks sont aujourd’hui juste suffisants. Les collectes ont bien marché en juillet, mais sur les deux dernières semaines d’août, avec les vacances plus soutenues, c’est plus difficile. »
Une région PACA sous perfusion des autres départements
Le constat est frappant : notre région n’est pas autonome pour couvrir ses besoins. « Nous sommes dépendants. Nous faisons venir environ 35 % de poches d'autres régions », révèle la directrice. Une solidarité nationale qui a parfois été mise à mal cet été, notamment à cause des incendies en Gironde qui ont empêché certaines régions d'approvisionner le Sud-Est.
Pour inverser la tendance, l’EFS organise cinq collectes par semaine dans les Bouches-du-Rhône. Un rythme soutenu qui ne serait pas possible sans l’engagement des associations de donneurs bénévoles. « Elles font ce qu’on appelle le dernier kilomètre : poser les banderoles, alerter la population, ouvrir les salles, aider à la collation... nous avons besoin d'elles car elles peinent parfois à recruter de nouveaux membres. »
Le don de plasma : un enjeu de santé méconnu
Au-delà du sang total (2 000 dons nécessaires par semaine en région), l’EFS mise sur le don de plasma (objectif : 500/semaine). Un geste un peu plus long — environ 45 minutes pour le prélèvement et 1h30 au total — mais indispensable pour traiter des maladies auto-immunes. « Grâce au plasma, des patients peuvent vivre quasiment normalement. Sans cela, certains ne pourraient même plus marcher car leurs nerfs ou leurs muscles se dégradent. »
Objectif : fidéliser les jeunes donneurs
Si les jeunes répondent présents dans les universités et les entreprises, le défi majeur reste la régularité. « Le problème, c’est qu'il faudrait qu’ils reviennent plus souvent. L'idée est d'ancrer ce don, de faire en sorte que l'on vienne deux ou trois fois par an », explique Virginie Ferrera Tourenc.
Pour rappel, les conditions pour donner sont simples :
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Âge : de 18 à 70 ans pour le sang total, jusqu’à 65 ans pour le plasma.
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Où donner ? Dans les collectes mobiles ou à la Maison du Don d’Aubagne, ouverte depuis le printemps dernier.
« Le don, ça prend tout son sens quand on donne quelque chose sans rien attendre en retour, et c’est crucial pour la santé des gens », conclut la directrice.
Lire aussi. « On en a besoin encore plus ! » : l'été, une période sensible pour les réserves de don du sang
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