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Mon enfant a du mal à lire : est-ce de la dyslexie ? Les conseils de la coach Maritima

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Par Camille Rive07/10/2026 à 12:00

Votre enfant confond certaines lettres, fait de nombreuses fautes ou semble avoir besoin de beaucoup plus de temps que ses camarades pour faire ses devoirs ? Si l’ombre de la dyslexie plane souvent dans l’esprit des parents, il est important de ne pas se précipiter. Invitée sur Maritima, Dorothée Bruni, coach psychologue à Martigues, nous invite à l'observation et à la prudence face aux étiquettes scolaires.

À chaque rentrée, de nombreux parents s'inquiètent des performances de leur enfant en lecture. Mais attention : une difficulté passagère ne signifie pas forcément un trouble durable.

1. Ne pas confondre "besoin de temps" et dyslexie

L'apprentissage de la lecture est un processus complexe qui ne se fait pas au même rythme pour tous. "Cela peut tout à fait être un simple manque d’entraînement ou un enfant qui a besoin d’un peu plus de temps pour acquérir ces nouvelles compétences", rassure Dorothée Bruni.

L'astuce de la psy : Ne paniquez pas dès le premier mois de CP. Prenez le temps d'observer votre enfant sur la durée avant d'envisager un parcours médical lourd.

2. Le parcours de soin : qui consulter ?

Si les difficultés persistent malgré le temps et l'entraînement, un diagnostic peut être nécessaire. Dorothée Bruni rappelle le parcours officiel pour éviter les erreurs :

  1. Le médecin généraliste : C'est le premier interlocuteur.

  2. Le neuropédiatre : Il pourra demander des bilans complémentaires.

  3. L'orthophoniste : C’est le professionnel de santé habilité à poser officiellement le diagnostic de dyslexie.

"Ce n’est pas au parent de poser un diagnostic", insiste la coach, mettant en garde contre l'utilisation de l'intelligence artificielle ou des recherches internet pour "étiqueter" son enfant de manière sauvage.

3. Le piège de "l'étiquette" : seulement 5% de vrais dyslexiques

Nous vivons une époque où les diagnostics "Dys" (dyslexie, dyspraxie, etc.) ou "HPI" sont de plus en plus fréquents. Pourtant, Dorothée Bruni rappelle un chiffre essentiel : seulement 5% des enfants sont réellement dyslexiques.

Le risque d'un diagnostic trop hâtif ? Réduire l'enfant à son trouble. "Aujourd'hui, être 'Dys' devient presque une personnalité à part entière. Il faut garder de la distance avec cette étiquette qui ne définit pas l'enfant", explique-t-elle. Un enfant peut avoir des difficultés scolaires sans pour autant entrer dans la case d'un trouble neurologique.

4. Réussir autrement : l'intelligence au-delà des notes

Il est crucial de rassurer l'enfant : la dyslexie n'est pas une fatalité et n'a aucun lien avec le niveau d'intelligence.

  • La réussite est possible : Un enfant dyslexique peut parfaitement réussir de longues études et s'épanouir professionnellement.

  • D'autres talents à valoriser : Certains enfants développent plus tôt une motricité fine, des talents sportifs ou une créativité débordante pendant que leur cerveau apprivoise la lecture à son propre rythme.

Le mot de la fin : "Un trait ne réduit pas l'enfant". Qu'il soit dyslexique ou simplement un élève "moyen", l'important est de l'accompagner sans lui transmettre vos propres angoisses de performance.

 

 

Besoin d'un conseil ?
Retrouvez Dorothée Bruni dans son cabinet à Martigues (Jonquières). Les rendez-vous peuvent être pris directement sur Doctolib.

Posez vos questions à notre psychologue par mail : coach@maritima.fr

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