Fos-sur-Mer
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Santé
"L'amiante tue toujours" : la CGT ArcelorMittal Fos dénonce un "scandale sanitaire" et l'inaction de l'État3min
Par Maritima 13/11/2025 à 17:00
"L'amiante tue toujours" à ArcelorMittal Fos. La CGT dénonce un "scandale sanitaire", 600 travailleurs exposés, et accuse l'État de "complicité". Le syndicat exige la reconnaissance du site.
Le ton est exceptionnellement grave. Dans un communiqué virulent, la CGT ArcelorMittal Fos-sur-Mer dénonce un "scandale sanitaire majeur" lié à l'amiante sur le site industriel.
Selon le syndicat, les expositions à cet agent cancérigène n'ont "jamais cessé" depuis son interdiction en France en 1997. La CGT accuse la direction de "faire passer la production avant la santé" et l'État de "complicité" par son "inaction".
"Plus de 100 nouveaux cas d'exposition" en un an
Les chiffres avancés par la CGT sont alarmants. Le syndicat affirme qu'aujourd'hui, plus de 600 travailleuses et travailleurs sont reconnus comme exposés à l’amiante avéré et font l’objet d’un suivi médical renforcé.
Pire, le communiqué dénonce l'identification de plus de 100 nouveaux cas d’exposition entre 2024 et 2025. Pour la CGT, ces faits "traduisent une réalité profonde: celle d’une contamination durable, connue, documentée, et tolérée".
L'État accusé de "complicité" par son silence
Si l'entreprise est pointée du doigt, la CGT cible tout aussi durement l'État. Le syndicat estime que ce dernier "ne peut plus prétendre ignorer" la situation et qu'en "ne faisant rien, il devient complice".
"En refusant d’agir, en refusant de reconnaître officiellement le site de Fos-sur-Mer comme site amianté, l’État choisit de s’inscrire dans la complicité de la mise en danger d’autrui", écrit le syndicat.
La CGT affirme que "les travailleurs de Fos ne peuvent plus être sacrifiés sur l’autel des intérêts industriels ou des équilibres économiques".
La CGT exige la reconnaissance du site
Face à ce qu'il nomme un "scandale sanitaire", la CGT ArcelorMittal Fos-sur-Mer exige des actions immédiates :
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La reconnaissance immédiate du site comme "site amianté".
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La transparence totale sur les zones contaminées.
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Un plan d’urgence de désamiantage.
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La protection effective de tous les salariés et la réparation intégrale pour les victimes.
Le syndicat conclut en affirmant que "la vie des travailleuses et travailleurs vaut plus que les profits". "L’État doit agir, maintenant."
Demain matin, Steph Martins, de la CGT ArcelorMittal Fos, sera l'invité sur maritima radio à 8h15.
photo archive
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