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Dry January : pourquoi faire une pause avec l’alcool en janvier ?

3min

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Par Flávio Noriga05/01/2026 à 13:25

Faire une pause avec l’alcool pendant le mois de janvier : le Dry January séduit de plus en plus de Français. Mais quels peuvent être les bénéfices de ce défi ?

Faire une pause avec l’alcool pendant le mois de janvier après des fêtes chargées ? C’est ce que prône le Dry January. Ce défi séduit de plus en plus de Français. À Marseille, certains ont choisi de relever le défi, quand d’autres préfèrent continuer à consommer.

Pour ceux qui tentent l’expérience, les motivations sont variées : améliorer le sommeil, faire des économies, tester son rapport à l’alcool ou simplement relever un défi personnel. “Je l’ai fait plusieurs fois car ça me permet de me reposer et de faire du bien à mon corps et à ma santé”.

Une tendance à la hausse qui se reflète aussi dans cette rue à proximité de la Plaine à Marseille. Où Soft Club, une cave sans alcool a récemment ouvert, proposant bières, vins et cocktails sans alcool. Une alternative qui attire des curieux, selon la propriétaire Adélaïde Brousseau. “Le but est d’offrir une autre alternative que l’alcool. Cela permet d’offrir une porte d’entrée vers la réduction de sa consommation, de ne pas devoir boire que des sodas ou autres boissons parce qu’on a arrêté l’alcool.”

 

“Un test pour voir si on est dépendant ou pas”

Du côté des professionnels de santé, le Dry January est vu comme un outil de prise de conscience. Selon le docteur Hans Galudélius, urgentiste addictologue à l’hôpital de Martigues, faire une pause permet parfois de mieux identifier ses habitudes, voire de repérer une consommation problématique. « Si arrêter un mois semble difficile, cela peut être un signal à aller consulter un professionnel », explique-t-il. 

Sur le site du Dry January, une étude menée par Janover sur 2000 participants au défi montre que 54 % des sondés déclarent une amélioration de leur bien-être mental et 42 % une amélioration de leur bien-être physique.

Le chef du service addictologie du CH Martigues rappelle également les recommandations de l’OMS pour une faible consommation : (un verre standard correspond à 10 g d’alcool pur, par exemple une bière de 25 cl)

  • Deux verres standard par jour pour les femmes et trois verres pour les hommes.

  • Au moins un jour sans consommation par semaine.

  • Éviter de dépasser quatre verres standard en une seule occasion.

L’OMS rappelle également que le risque pour la santé est présent dès la première gorgée d'alcool. La seule certitude, c'est que plus on boit, plus c'est nocif ; autrement dit, moins on boit, moins c'est nocif.

Défi ponctuel ou vrai déclic, le Dry January doit surtout nous amener à questionner notre rapport à l’alcool. Pour rappel, ce dernier est responsable de 49 000 morts par an en France, selon le ministère de la Santé.

 

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