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Santé
Salon-de-Provence : "ne venez pas pour des petits bobos", le Dr Peyras appelle à la responsabilité des patients4min
Par Maritima 19/06/2026 à 13:21
Alors qu'une vague de chaleur frappe, en ce moment, la Provence, les urgences de l'hôpital de Salon-de-Provence se préparent à un été sous haute tension. Entre l’afflux touristique et la canicule annoncée, le Dr Frédéric Peyras, chef de service, appelle à la responsabilité de chacun au micro de Maritima Radio. Objectif : ne pas saturer le service pour les urgences vitales
La période estivale est toujours un moment délicat pour les centres hospitaliers. À Salon-de-Provence, le cocktail est explosif : une population qui augmente avec les touristes et des effectifs médicaux réduits par les congés.
"C’est une période difficile", confie le Dr Frédéric Peyras à Manuel Danloy. "Il y a les vacances, les départs du personnel médical et des médecins généralistes. Les gens ont parfois du mal à joindre leur médecin traitant et ont tendance à venir aux urgences pour des renouvellements d'ordonnance ou des petits bobos."
Vacances réduites pour les soignants pour assurer le service
Pour faire face à cette surcharge, le personnel des urgences de Salon fait preuve d'un engagement exceptionnel. Pour maintenir les tableaux de garde, les soignants ont dû faire des concessions sur leur temps de repos. "Les personnels médicaux des urgences ne partiront que 15 jours en vacances cet été. On voulait partir trois semaines, mais les tableaux de garde sont difficiles à boucler. C’est un effort considérable de la part de l’équipe", souligne le chef de service.
Canicule : les bons réflexes pour éviter l'hospitalisation
Avec les fortes chaleurs prévues dès ce week-end (on annonce jusqu'à 38°C dimanche), le risque de déshydratation, notamment chez les personnes âgées et les enfants, est majeur. Le Dr Peyras rappelle les règles d'or de la prévention :
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Rester au frais : "Il faut garder la maison avec les volets fermés."
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Limiter les sorties : "Ne pas sortir entre 11h et 16h, surtout pour les personnes âgées et les enfants."
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S'hydrater : Une vigilance particulière doit être portée aux résidents des EHPAD et aux personnes isolées.
"Dans le Sud, on est un peu plus aguerris que dans d'autres régions, mais il faut rester vigilant. La canicule entraîne une augmentation d'activité avec les âges critiques de la vie qui sont surreprésentés", précise le médecin.
"Les urgences doivent rester pour les vrais problèmes"
Le message du Dr Peyras est clair : les urgences doivent être réservées aux pathologies lourdes, aux malaises cardiaques et aux accidents. Avant de se déplacer, le premier réflexe doit être de contacter son médecin de famille ou de composer le 15 pour être orienté. "On a besoin que la population réfléchisse bien lorsqu'elle vient. Il ne faut pas venir pour rien, pour qu'on puisse prendre en charge les gros problèmes sans que les temps d'attente ne s'allongent indéfiniment", martèle-t-il.
Une équipe de passionnés au service des Salonais
Malgré la tension, le Dr Peyras tient à saluer l'humanité et la ténacité de ses équipes. "Ce sont des passionnés par leur métier. J’ai des aides-soignants qui étaient déjà là quand je suis arrivé à Salon il y a plus de 20 ans. On pourrait écrire un livre sur toutes les anecdotes que nous avons vécues ici", conclut-il avec émotion.
Infos pratiques :
En cas de doute médical cet été, ne vous précipitez pas. Contactez d'abord votre médecin traitant ou appelez le 15.
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