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Haribo Marseille : « Pas de ronds, pas de bonbons », la colère s’enracine après 6 semaines de grève3min
Par Maritima 06/08/2026 à 09:01
Le conflit s’enlise aux Arnavaux. Depuis un mois et demi, les salariés de l’usine Haribo de Marseille bloquent la production pour réclamer des hausses de salaires face aux bénéfices « historiques » du géant du bonbon. Invité de Maritima Radio, Jean-Pierre Martins, délégué CGT, dénonce le mépris de la direction et appelle à un nouveau rassemblement ce jeudi matin.
Le slogan « Pas de ronds, pas de bonbons » résonne désormais comme un cri de ralliement devant le site historique du 14ème arrondissement. Alors que le groupe allemand affiche une santé de fer avec plus de 380 millions d’euros de chiffre d’affaires, le dialogue social semble, lui, totalement grippé.
Une offre de 1,5 % jugée « insultante » sous conditions
Le point de friction majeur ? Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). Après une première proposition à 0,9 % (soit environ 20 euros bruts par mois), la direction a légèrement relevé le curseur, mais avec des contreparties qui ne passent pas. « La direction est revenue avec 0,6 % de plus, soit 1,5 % au total, mais sous conditions d’atteindre des tonnages de production. C’est inacceptable, surtout après six semaines de grève », s’indigne le délégué syndical au micro de Laurence Durandau.
Les grévistes réclament une augmentation linéaire de 100 euros nets pour tous et une revalorisation de la prime d’ancienneté, passant de 15 % à 18 %. « Haribo progresse depuis des années, le bénéfice net explose, et tout ça, c’est grâce aux ouvriers, les anciens comme les nouveaux », rappelle Jean-Pierre Martins.
Production au ralenti et inquiétudes sur la qualité
Pour tenter de maintenir l'activité, la direction a fait appel à des intérimaires et mobilise ses cadres sur les lignes de production. Une stratégie qui inquiète le syndicat sur le long terme : « On se fait du souci pour la qualité et la sécurité du produit. Faire tourner des machines, ce n’est pas le métier des cadres. On a un savoir-faire qui ne s'improvise pas. »
Malgré la pression, la détermination reste intacte. Le mouvement a d'ailleurs reçu le soutien des collègues de l’usine d’Uzès et de plusieurs unions locales de Marseille.
Nouveau piquet de grève ce jeudi aux Arnavaux
Le bras de fer est loin d'être terminé. Si un rendez-vous crucial est fixé au 28 septembre avec la direction, l'intersyndicale CGT-FO appelle à une nouvelle démonstration de force dès ce jeudi matin .
Le rendez-vous est donné :
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Quand ? Ce jeudi 6 août, à partir de 9h30.
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Où ? Devant l'usine Haribo, 67 boulevard du Capitaine Gèze (13014).
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Qui ? Salariés, intersyndicale et soutiens locaux.
Notre reporter Enzo Roche sera sur place ce matin pour suivre l'évolution de ce mouvement. Reportage complet à venir sur Maritima.
crédit photos CGT Haribo
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