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Blocus et violences dans les lycées : la Région Sud prône la « tolérance zéro face à l’hooliganisme scolaire »3min
Par Jean-Michel Darras01/10/2026 à 10:06
Tentative d'incendie, personnels aspergés d'essence, tirs de mortiers et dégradations : la Région Sud hausse le ton face aux blocus violents qui frappent des dizaines de lycées. Elle dénonce des actes de délinquance et réclame des sanctions financières et pénales exemplaires.
La tension est montée d'un cran devant plusieurs établissements scolaires de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Entre le 28 et le 30 septembre, ce sont 39 lycées qui ont été pris pour cible par des violences urbaines et des blocus, notamment à Nice (Les Palmiers), Antibes (Jacques Dolle), Les Arcs (Les Magnanarelles) et Marseille (Nelson Mandela), détaille la Région Sud.
Selon elle, un cap inacceptable a été franchi ce jeudi 1er octobre au matin au lycée Victor Hugo à Marseille : la porte d'entrée a été incendiée et menace de s'effondrer. Plus grave encore, le proviseur, son adjoint, la secrétaire générale et le chef d'équipe ont été agressés et aspergés d'essence par des casseurs avant de pouvoir se réfugier à l'intérieur de l'établissement sous la protection de la police et des marins-pompiers.
« Ce n'est pas de la contestation, c'est de la délinquance »
Face à ces exactions — tirs de mortiers, caillassages et intrusions —, la Région Sud dénonce une tentative de « confisquer le droit d'étudier de milliers de jeunes ». La collectivité cible directement la responsabilité politique des députés de La France Insoumise, les accusant de « cautionner les casseurs par cynisme électoraliste ».
Pour briser l'impunité, la Région réclame une réponse judiciaire ferme et annonce plusieurs mesures de rétorsion :
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Facturation systématique des dégâts : chaque euro de dégradation sera réclamé aux auteurs ou à leurs responsables légaux.
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10 000 heures de TIG proposées : la collectivité demande à la Justice d'infliger des peines de travaux d'intérêt général en lien direct avec les destructions.
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Plaintes systématiques : la Région s'associera à l'ensemble des plaintes déposées par les proviseurs touchés.
Intransigeance et interpellations à Istres
Les tensions touchent également d'autres communes du territoire. Réagissant aux violences urbaines constatées devant les établissements de sa ville, le maire d'Istres, Robin Pretot, a tenu à afficher une fermeté absolue : « Les violences urbaines en cours devant les lycées de la ville sont intolérables et injustifiables. Je ne laisserai pas les agissements de quelques-uns mettre en danger les forces de l’Ordre et les autres élèves qui manifestaient pacifiquement. Nous procéderons au maximum d’interpellations et avons déjà commencé à identifier les auteurs. »
Apportant son soutien total aux forces de l'ordre, l'édile istréen confirme que l'identification des casseurs est en cours pour engager des poursuites.
Mouvement lycéen : la RTM appelle au calme et au respect du service public
Ce jeudi 1er octobre, la RTM indique que "plusieurs bus ont été pris à partie aux abords de lycées du nord et de l’est de Marseille. Des conducteurs ont dû quitter précipitamment leur véhicule et l’un d’entre eux a été agressé". La RTM déplore "ces comportements irresponsables et appelle au respect de ses conducteurs et de ses équipements, qui sont des biens publics au service de tous, et notamment des jeunes qui les empruntent chaque jour". Afin de garantir la sécurité de ses agents et voyageurs, la desserte des lycées concernés sera temporairement adaptée. La RTM apporte son plein soutien à ses personnels et déposera plainte à la suite des agressions et dégradations constatées.
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