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A Marseille, lancement de la requalification de quatre copropriétés très dégradées pour 600 millions d'euros

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Par Maritima 17/01/2026 à 07:09

La rénovation totale de quatre copropriétés marseillaises très dégradées pour un montant de 600 millions d'euros va commencer, a annoncé vendredi le ministre de la Ville et du Logement, concrétisant une promesse faite en 2023 du chef de l'Etat dans le cadre du plan "Marseille en grand".

"Le niveau de dégradation de ces copropriétés nécessite une action des services publics" et "l'Etat veut mettre les moyens et aller le plus vite possible", a expliqué Vincent Jeanbrun, en visite sur le site de la Maurelette, copropriété des quartiers Nord (15e arrondissement) de 2.500 habitants.

Il est venu annoncer aux habitants de quatre copropriétés privées, La Maurelette, Les Rosiers, Consolat et le Mail, que ces ensembles allaient bénéficier d'une Opération de requalification des copropriétés dégradées d'intérêt national (Orcod-IN), un dispositif qui permet aux pouvoirs publics d'exproprier ou de racheter plus facilement pour détruire ou rénover, de financer des travaux dans les parties communes et de mieux prendre en charge les questions de sécurité.

Les opérations de requalification, pour lesquelles le Conseil d'Etat a donné son feu vert en décembre, vont coûter environ 600 millions d'euros, répartis entre l'Etat, la métropole, la Région et la Ville.

A La Maurelette, frappé d'un arrêté de péril, le ministre a pu voir les déchets amoncelés dans les cages d'escaliers, les ascenseurs en panne depuis des années pour certains et les traces des points de deal bien présents avec des "menus" de la drogue tagués partout avec les prix.

"On va pouvoir, et de façon rapide, commencer la rénovation, commencer la sécurisation, commencer la réhabilitation et faire en sorte que le quotidien des gens soit transformé", a assuré le ministre aux journalistes.

"Le ravalement des façades, on l'attendait en janvier, maintenant on nous dit avril", a déploré Aline Rey, habitante de 78 ans.

Vivant ici depuis les années 70, elle a raconté à l'AFP avoir vu se délabrer cette copropriété, "un paradis" à l'origine, "où tout le monde voulait habiter", avec ses jardins, ses commerces variés aux pieds des immeubles: bijouterie, coiffeuse, supermarché... De cette période dorée, il ne reste que le centre médical.

A Marseille, où la question de l'habitat indigne a surgi dans la sphère publique avec le drame de l'effondrement de la rue d'Aubagne, qui a fait huit morts en 2018, "28 ensembles immobiliers regroupant près de 10.000 logements" font "l'objet d'une attention particulière de l'Etat, de la métropole et de la ville".

 

© Agence France-Presse

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