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Société
« 80 % des Marseillais consultés jugent la ville très sale » : le constat choc du collectif Basta sur Maritima3min
Par Maritima 17/02/2026 à 10:05
La propreté à Marseille n'est plus seulement un sujet de conversation, c'est une « plaie ouverte ». Alors que la gestion des déchets dans la cité phocéenne est l'une des plus coûteuses de France, les résultats du nouveau baromètre citoyen du collectif « Basta ! Opération Marseille propre » sont sans appel. Invité de la matinale sur Maritima Radio, Stéphane Arh, l'un des responsables du collectif, détaille une situation qui « rend fada » les habitants.
Mettre fin à la « résignation collective » : c’est l’objectif du collectif Basta. À travers une enquête approfondie de 48 questions opérationnelles, le collectif a pris le pouls des Marseillais. Et le diagnostic est sévère.
« Aucune amélioration depuis 5 ans »
Au micro de Didier Gesualdi, Stéphane Arh a dévoilé les grandes lignes de ce baromètre de la propreté. Le premier chiffre marque les esprits : « 80 % des répondants jugent que c’est une ville qui est très sale et, malheureusement, sans amélioration depuis 5 ans ».
Au-delà du simple constat visuel, c’est l’inefficacité du système qui est pointée du doigt. « Ce qui les rend fada, c’est la saturation des dispositifs de tri et l’accumulation des déchets, avec une fréquence de collecte trop irrégulière », explique le responsable. Le baromètre met également en lumière des « inégalités flagrantes entre les quartiers » et une absence criante de verbalisation face aux incivilités.
Le conflit Mairie-Métropole dans le viseur
Pour le collectif, le problème est aussi politique et institutionnel. Stéphane Arh dénonce « le mauvais fonctionnement des services et des conflits à n’en plus finir entre la Métropole et la Mairie pour savoir à qui est la faute ».
Cette dilution des responsabilités empêcherait, selon lui, toute avancée concrète sur le terrain. Le collectif regrette également une « absence de cantonnement humain » (présence d'agents de propreté fixes par secteur), un élément pourtant jugé essentiel par les riverains pour maintenir un cadre de vie décent.
Des propositions de « bon sens » pour les municipales
Basta ne se contente pas de critiquer et soumet des pistes de réformes concrètes aux futurs candidats. La priorité ? La gouvernance. « Il faut qu’ils se mettent d’accord pour qu’il y ait un élu responsable du sujet, un responsable opérationnel pour exécuter les choses au quotidien, et un comité citoyen incluant l'ensemble des parties prenantes », suggère Stéphane Arh.
Sur le plan technique, le collectif prône un retour au bon sens :
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Rapprocher les points de tri : Des bacs plus proches des citoyens avec des distances recommandées selon la densité de population.
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Adapter les fréquences : Des collectes régulières et calibrées selon les volumes réels de déchets.
« Ce sont des choses simples, pas chères et de bon sens », conclut Stéphane Arh, espérant que ce cri d'alarme citoyen pèsera dans les débats des prochaines élections.
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