Marseille
-
Économie,
Société
Tourisme à Marseille : 1,4 milliard d’euros de retombées et un nouveau défi contre le "surtourisme"5min
Par Maritima 23/02/2026 à 11:27
Alors que la France conforte sa place de première destination mondiale avec 102 millions de visiteurs en 2025, Marseille tire son épingle du jeu. Invité ce matin sur Maritima Radio, Jean-Pierre Cochet, Président de l’Office de Tourisme de Marseille, dresse un bilan solide pour la cité phocéenne et dévoile la stratégie pour un tourisme plus durable et moins saisonnier.
Marseille ne s’essouffle pas. Malgré l’absence de grands événements planétaires en 2025, comme la Coupe du Monde de Rugby ou les JO les années précédentes, la deuxième ville de France confirme son pouvoir d’attraction. "Marseille a su préserver son attractivité et surfer sur cette notoriété qu'elle a acquise au cours des dernières années", se félicite Jean-Pierre Cochet au micro de Didier Gesualdi.
Une destination « franco-française » qui cherche à s’ouvrir
Si Nice affiche une clientèle étrangère à 71 %, Marseille présente un profil inverse. La cité phocéenne reste une destination privilégiée par les Français. Un socle solide, mais qui constitue aussi une marge de progression.
"Aujourd'hui, Marseille est connue, identifiée, il faut que cela se transcrive dans les faits sur le plan des nuitées émanant des pays voisins, mais également d'autres continents", explique l’adjoint au maire. L’enjeu est de taille : attirer des clientèles à fort pouvoir d’achat, notamment en provenance des États-Unis, de Scandinavie ou d’Asie, pour booster l’économie locale.
Le défi des prix face à l’Espagne
Face à une Espagne redevenue ultra-compétitive grâce à des tarifs attractifs, Marseille doit jouer ses propres cartes. Pour Jean-Pierre Cochet, la réflexion sur les tarifs est nécessaire, mais elle ne doit pas occulter l’ADN marseillais : "Là où vous marquez des points aujourd'hui dans le tourisme international, c'est lorsque vous êtes en capacité d'afficher une attractivité culturelle et patrimoniale assez exemplaire".
Lutter contre le « surtourisme » par la désaisonnalisation
L’un des chevaux de bataille de l’Office de Tourisme est la lutte contre la concentration des visiteurs sur de courtes périodes. Marseille réussit progressivement son pari de la "désaisonnalisation".
"À Marseille, il y a aujourd'hui des gens qui viennent sur ce que l'on appelle les ailes de saison : printemps, automne, et dorénavant l'hiver également", souligne Jean-Pierre Cochet. Cette stratégie vise à éviter les nuisances pour les riverains tout en pérennisant les 20 000 emplois liés au secteur.
Le tourisme, un moteur économique majeur
Le poids du tourisme dans la cité phocéenne est aujourd'hui incontestable. Avec près de 1,4 milliard d’euros générés par an, le secteur est un poumon vital pour la ville. "Tout cela fait sens pour une ville comme Marseille ", conclut le Président de l'Office de Tourisme, rappelant que l'objectif reste un équilibre entre dynamisme économique et respect de la vie des habitants.
A lire aussi
France
-
Économie
Lecornu promet "une solution" pour que les artisans boulangers puissent travailler le 1er-Mai
Région sud
-
Économie
« Les Marseillais ne quittent pas le Sud, ils l’élargissent » : décryptage d'une ruée vers l'immobilier "plaisir"
Martigues
-
Économie
Martigues : le Camping de l’Arquet lance le top départ de sa saison touristique
Marseille
-
Économie
Reprise de JOTT à Marseille : « Une bonne nouvelle, mais 30 % des salariés restent sur le carreau », tempère Mode in Sud

