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Société
Free party : des centaines de teufeurs manifestent à Marseille contre un tournant répressif3min
Par Maritima 31/05/2026 à 20:56
"Plus de son moins de répression": au rythme de la musique techno, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche à Marseille contre des législations à l'étude au Parlement pour durcir la pénalisation des free party, une mobilisation appelée dans plusieurs villes de France.
Samedi à Montpellier ils étaient 800 selon la police, rassemblés sur le parvis de l'hôtel de ville, dans une ambiance détendue et brandissant des pancartes vindicatives où on pouvait lire "Touche pas à ma culture", "On préfère nos vinyles à vos vies nulles".
A l'appel des collectifs de défense des free parties, cette mobilisation est attendue dans trente villes, ce weekend mais aussi début juin, pour dénoncer "des propositions de loi liberticides."
Dimanche, à Marseille écrasée par la chaleur, les manifestants (environ 500 selon la police) ont pris part à un cortège rythmé par la musique techno, diffusée par des enceintes montées sur une dizaine de camions.
Certains étaient torse nu quand d'autres arboraient des tenues plus étudiées, comme des uniformes oranges de détenus.
"En prison pour avoir dansé au réveillon", "Répression tentaculaire, on se laissera pas faire", "Plus de son moins de répression", pouvait-on lire sur certaines pancartes, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Nous continuerons de nous battre pour protéger cette culture", assure Jules, 25 ans, venu du Var, qui a souhaité comme les autres personnes interrogées garder l'anonymat. Il fustige une "loi liberticide qui va emprisonner des jeunes rêvant de proposer des lieux d'évasion ouverts à tous, inclusifs et gratuits".
Adopté au Sénat, le projet de loi Ripost attend d'être débattu à l'Assemblée nationale. Pour les organisateurs de fêtes il prévoit une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende, et jusqu'à six mois de prison et 7.500 euros d'amende pour les participants. Le seuil de déclaration obligatoire en préfecture serait abaissé à 250 participants contre 500 actuellement.
Alix 23 ans, étudiante en master de relations internationales, explique "en tant que femme" se sentir "beaucoup plus safe en teuf qu'en boîte."
L'attrait des free party vient aussi de "la hausse des prix des concerts", avec "une centaine d'euros minimum pour un gros festival".
Certains manifestants plus âgés reconnaissent "ne pas aimer" la musique techno. "C'est pas la question", estime Cécile, 61 ans. "On criminalise la musique, la fête, les jeunes !"
Samedi à Montpellier, Tom, 20 ans, étudiant en cinéma et audiovisuel, défend "des mouvements de liberté où les jeunes veulent juste danser et s'amuser".
"L'univers de la rave party, c'est très singulier. C'est gratuit, accessible à tous, dans des lieux naturels", plaide le jeune étudiant.
© Agence France-Presse
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