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Société
Marseille : une journée pour redonner leur place aux femmes des quartiers populaires2min
Par Océane Portelli25/06/2026 à 17:25
Ce mercredi 25 juin, chercheurs, élus et acteurs de terrain se sont réunis au Musée d'Histoire de la ville de Marseille pour mettre en lumière leur engagement à l'occasion de la journée d’étude « Ni invisibles ni silencieuses ». Car si elles sont souvent placées dans l'ombre, les femmes des quartiers prioritaires jouent pourtant un rôle essentiel dans la vie locale.
Les femmes des quartiers populaires sont au cœur de nombreuses initiatives locales, mais leur rôle reste encore trop souvent méconnu. C'est le constat qui a guidé la journée d'étude « Ni invisibles ni silencieuses », organisée par la ville de Marseille au Musée d'Histoire.
Pour Anne-Sophie Sidani, conseillère municipale déléguée à la politique de la ville, cette rencontre vise avant tout à mieux comprendre les parcours de ces habitantes afin « d'adapter les politiques publiques à leurs besoins ». Elle rappelle aussi que les femmes de ces quartiers sont parfois caricaturées, voire invisibilisées, alors qu'elles participent pleinement à la vie de leur territoire.
Selon l'élue, la collectivité soutient les associations qui interviennent quotidiennement dans ces quartiers, avec l'objectif de favoriser l'émancipation des femmes et leur accès à davantage d'opportunités.

Au cours de cette journée, chercheurs et témoins sont revenus sur plusieurs décennies de mobilisations locales. Pour Philippe Méjean, urbaniste et membre du comité d'histoire de la politique de la ville, les femmes ont souvent joué un rôle central dans les mouvements d'habitants, la création d'associations ou encore la prise en charge de problématiques de quartier : « On ne le sait pas toujours, mais elles ont été des actrices importantes des transformations de ces territoires », souligne-t-il.
À travers des travaux universitaires, des témoignages et des échanges avec des associations, la rencontre a aussi voulu donner davantage la parole aux habitantes elles-mêmes. Un moyen de rappeler que derrière les dispositifs institutionnels se trouvent avant tout des femmes engagées, dont l'histoire mérite d’être racontée.
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