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Société

Les associations réclament un "plan crack" à Marseille

3min

Par Maritima 02/10/2026 à 07:03

Plusieurs associations et acteurs médico-sociaux ont lancé jeudi un appel à la mise en oeuvre d'un "plan crack" à Marseille, où l'aggravation de la situation nécessite, selon eux, un "changement d'échelle".

"Progression rapide de la cocaïne basée (crack), grande précarité, troubles psychiques, polyconsommations, problèmes de santé, absence ou instabilité de logement : les situations rencontrées dans l'espace public se sont profondément aggravées et diversifiées", constate dans un communiqué le collectif Tempo, lancé en février par Médecins du Monde et qui regroupe associations de réduction des risques et structures médico-sociales.

"À Marseille, la situation n'est plus tenable à moyens constants", estiment les professionnels de terrain qui disent refuser "de choisir entre les personnes les plus précaires, les habitants, les commerçants et la tranquillité publique".

Selon leurs estimations, 300 à 500 consommateurs de crack en grande précarité sont aujourd'hui dénombrés dans l'hypercentre de Marseille, la plupart sans abri, ni accès aux soins les plus élémentaires.

"Réprimer et déplacer les scènes de consommation ne fonctionne pas", estime le collectif qui "met sur la table" un "plan de réponse intégré" autour de cinq volets (réduction des risques, mise à l'abri, parcours de soins, médiation/coordination territoriale, recherche/évaluation), dont le besoin de financement est évalué "à environ 20,5 millions d’euros dès la première année".

"Le plan existe. Les besoins sont documentés. Les solutions sont identifiées. Ce qui manque désormais, ce sont les moyens publics pour les mettre en œuvre", écrit le collectif qui rappelle qu'un tel "plan crack" est mis en oeuvre depuis 2019 en Ile-de-France.

Contrairement à Paris ou Strasbourg, la deuxième ville de France ne compte aucune halte soins addictions (HSA), dont le projet a été abandonné en 2024 face à l'hostilité des riverains et de la droite locale.

Cet été, plusieurs collectifs d'habitants du centre-ville de Marseille ont interpellé les pouvoirs publics sur "la nécessité urgente de relancer le projet", et ont obtenu le soutien du maire DVG de Marseille Benoît Payan.

En déplacement en avril dans les Bouches-du-Rhône, la ministre de la Santé Stéphanie Rist s'était déclarée "favorable" à l'expérimentation d'une HSA à Marseille à condition que "tous les élus locaux soient d'accord sur un endroit".

 

Lire aussi. Montée du crack à Marseille : le collectif Tempo demande l'aide urgente de l'État

 

 Lire aussi. Halte Soins Addictions à Marseille : face au crack « on ne peut plus rester les yeux bandés », pour Médecins du Monde

 

© Agence France-Presse

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