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Noyades, nouveaux équipements et urgence : la SNSM prépare à Carro un été sous haute surveillance3min
Par Maritima 12/04/2026 à 16:20
La saison estivale approche et la sécurité sur nos plages se joue dès maintenant. Ce week-end, 18 stagiaires du centre de formation de la SNSM des Bouches-du-Rhône investissent le littoral martégal pour une ultime session pratique en conditions réelles. Entre démonstrations techniques et alerte sur les risques de noyade, Patrick Cuillère, directeur du centre, livre un témoignage sans concession au micro de Maritima.
À Carro, l'ambiance est au sérieux. Pour ces jeunes qui aspirent à surveiller nos baignades, ce week-end est l'aboutissement d'un marathon entamé en septembre dernier. "C’est une formation qui se termine la semaine prochaine avec la phase aquatique, où les futurs nageurs-sauveteurs vont surveiller les plages et utiliser les moyens de sauvetage adéquats", explique Patrick Cuillère au micro de Laurence Durandau sur Maritima Radio.
Paddle, Rescue Tube et IRB : l'arsenal technologique du sauvetage
Finis les anciens Zodiacs. La SNSM modernise ses moyens pour gagner en efficacité et en sécurité. Sur le sable de Carro, de la Couronne ou de la Croix-Sainte, les stagiaires s'exercent avec des IRB (Inflatable Rescue Boats), des embarcations spécialement conçues pour le sauvetage côtier.
"Ce sont des embarcations vraiment appropriées pour les sauveteurs, avec des foot-straps pour bloquer les pieds, des tapis amortissants et des housses qui protègent la nourrice d’essence en cas de chute dans le bateau", détaille le directeur du centre. En complément, le traditionnel paddle et le "rescue tube" (bouée tube) restent des alliés indispensables pour les interventions rapides près du bord.
"1 500 accidents de noyade par an" : le cri d'alarme de la SNSM
Si l'entraînement est rigoureux, c'est que la réalité du terrain est brutale. Chaque année, la France déplore environ 1 500 accidents de noyade, dont un tiers sont mortels. "C’est énorme. Et il y a énormément d’accidents entre le mois de juin et la fin août", martèle Patrick Cuillère.
Face à ce constat, le message est clair : la prévention doit commencer dès le plus jeune âge. "Il ne faut pas hésiter à placer les enfants dès 5 ans pour leur apprendre à nager dans les structures municipales. C’est la condition sine qua non."
L'autre conseil vital concerne le choix du lieu de baignade : "Il faut aller sur les plages surveillées par des sauveteurs, qu'ils soient pompiers, CRS ou SNSM, et se renseigner systématiquement sur la météo et la topographie des lieux."
Top départ de la surveillance le 15 juin dans les Bouches-du-Rhône
Le déploiement des nageurs-sauveteurs suivra un calendrier précis. Si certaines communes de Corse du Sud (comme Propriano) activent leurs postes de secours dès le 1er juin, le coup d'envoi dans les Bouches-du-Rhône (notamment à Vitrolles et Martigues) sera donné le 15 juin.
Pour ces futurs sauveteurs, le chemin a été long : 300 heures de formation et 7 diplômes exigés (dont le BNSSA et le PSE2) pour avoir le privilège de veiller sur nous cet été. "Ils vont mettre en application tout ce qu’ils ont appris, mais carrément dans le milieu maritime", conclut Patrick Cuillère.
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