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Gisèle Pelicot parmi les femmes de l'année 2025 pour le magazine Time3min
Par Maritima 22/02/2025 à 14:03
Gisèle Pelicot, devenue une icône féministe au cours du procès des viols de Mazan, au retentissement mondial, fait partie des femmes de l'année 2025 distinguées par le magazine américain Time dans son édition du 10 mars prochain.
Ce procès, où son ex-mari Dominique Pelicot a été jugé aux côtés de 50 coaccusés, des hommes qu'il avait recrutés sur internet pour venir violer son épouse, droguée aux anxiolytiques et totalement inconsciente, à leur domicile de Mazan (Vaucluse), est devenu emblématique des questions de violences sexistes et sexuelles, en France comme à l'étranger.
"Le choix" de Gisèle Pelicot, en refusant un procès à huis clos, "de renoncer à son droit légal à l'anonymat a fait d'elle une héroïne à travers le monde, au moment où elle appelait au changement en France et au-delà", salue le magazine américain, qui la qualifie de "femme ordinaire qui, face à une tragédie personnelle, a agi de manière extraordinaire".
"Je voulais que toutes les femmes victimes de viol se disent +Madame Pelicot l'a fait, on peut le faire+. Je ne veux plus qu'elles aient honte. La honte, ce n'est pas à nous de l'avoir, c'est à eux, avait expliqué la septuagénaire à l'ouverture du procès à l'automne dernier. Je veux que mon exemple serve aux autres."
Au bout de plus de trois mois de procès, Dominique Pelicot a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Il n'a pas fait appel.
Ses 50 coaccusés, reconnus pour la plupart coupables de viols, âgés de 27 à 74 ans, ont eux été condamnés à des peines s'échelonnant entre trois ans de prison dont deux avec sursis, et quinze ans de réclusion criminelle, pour un homme venu six fois violer Gisele Pelicot.
Un nouveau procès, pour treize hommes qui ont fait appel, aura lieu à l'automne 2025 à Nîmes, face à un jury populaire cette fois.
Time a retenu Gisèle Pelicot parmi douze autres femmes, dont l'actrice Nicole Kidman, deux sportives de haut niveau, la gymnaste Jordan Chiles et la basketteuse A'ja Wilson, auxquelles il a réservé sa Une, ou encore Amanda Zurawski, une femme victime d'un défaut de soins après une fausse couche au Texas, un des Etats américains où l'avortement est réduit à l'extrême.
© Agence France-Presse
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