Région sud
-
Société
« On en a besoin » : après l'annonce de nouveaux Canadair, le commandant Éric Durand réagit sur Maritima2min
Par Maritima 05/06/2026 à 17:11
C’est un investissement de 200 millions d'euros pour le "bras armé" de la Sécurité Civile. En visite à la base de Nîmes-Garons, le ministre de l'Intérieur a officialisé la commande de deux nouveaux Canadair. Si la nouvelle réjouit les "pompiers du ciel", la réalité du terrain reste tendue à l'aube de la saison estivale. Invité ce midi sur Maritima Radio, Éric Durand, commandant de bord et délégué SNPNAC, fait le point sur l'état de la flotte et les défis qui attendent les équipages en Provence.
Une flotte renforcée... mais à l'horizon 2032
L'annonce de Laurent Nuñez est un signal fort : la flotte de bombardiers d'eau Canadair passera de 12 à 16 appareils. "C'est une excellente nouvelle, nous en avons besoin", a réagi Éric Durand au micro de Manuel Danloy. Cependant, ces deux nouveaux avions ne seront livrés qu'en 2032 ou 2033.
D'ici là, il faut composer avec l'existant. Si 8 Dash (avions bombardiers de retardant) sont pleinement opérationnels, la situation des Canadair est plus complexe. Sur les 12 appareils que compte la France, "nous n'en avons que 5 de disponibles sur le parking ce matin", déplore le commandant.
Maintenance : la course contre la montre avant l'été
Le maintien en condition opérationnelle est le nerf de la guerre. Une feuille de route a été signée entre la Sécurité Civile et l'entreprise chargée de l'entretien. L'objectif est d'atteindre 10 avions disponibles au 15 juin, 11 début juillet, pour finir à 12 au cœur de l'été.
Pour Éric Durand, chaque appareil compte : « En tant que pilote, plus vous me mettrez de moyens aériens, plus je serai satisfait car je sais que je pourrai aider au mieux les pompiers qui luttent courageusement au sol. » L'intervention massive dès les premières heures d'un sinistre est en effet la clé pour éviter les méga-feux.
L'Étang de Berre, terrain d'entraînement privilégié
Vous les avez peut-être aperçus ces derniers jours au-dessus de Port-de-Bouc ou de l'Étang de Berre. Les équipages intensifient leurs exercices d'écopage. « Nous venons souvent nous entraîner sur l'Étang de Berre ou à Port-de-Bouc. Ce sont des zones d’écopage vitales qui nous permettent d'intervenir rapidement sur Marseille ou les Calanques », explique le pilote.
Ces entraînements sont indispensables pour maintenir un niveau d'excellence face à des conditions parfois extrêmes. « Les vols que nous effectuons sont rudes physiquement et mentalement. On ne devient pas commandant de bord sur Canadair en un jour, cela prend plusieurs années », souligne-t-il.
Comment devient-on un "pompier du ciel" ?
Le métier fait rêver, mais le parcours est exigeant. La plupart des commandants de bord sont issus de l'aéronavale ou de l'armée de l'air. Les copilotes, plus jeunes, viennent souvent de l'aviation civile. « C’est un rêve de gosse pour beaucoup, mais c'est un engagement total au service de la protection de nos massifs forestiers », conclut Éric Durand.
A lire aussi
Marseille
-
Société
« La cause est belle » : pourquoi l'Armée du Salut distribuait des donuts ce matin dans les rues de Marseille ?
France
-
Société
« 80 % des conducteurs ratent leur constat » : le piège qui peut vous coûter très cher après un accident
Marseille
-
Société
« Aucune marche arrière » : face aux menaces sur leurs droits, Marseille lance son Mois des Fiertés 2026
Région sud
-
Société
Feux de forêt : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032

