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« Il faut qu'on travaille pour payer l'essence » : à la pompe, la colère et l'amertume des automobilistes face à des prix record3min
Par Norhène Ouerfelli17/09/2026 à 19:09
Ce jeudi 17 septembre, les tarifs à la pompe atteignent des sommets vertigineux : 2,22 € pour le SP95, 2,28 € pour le SP98 et jusqu'à 2,41 € pour le gazole. Entre résignation, dépit et incompréhension, les conducteurs partagent leur ras-le-bol quotidien face à une facture devenant insupportable.
Des factures de plein qui ont plus que doublé
Pour de nombreux usagers, la comparaison avec les années précédentes est saisissante. L'augmentation constante des prix transforme chaque passage en station-service en un véritable effort financier, sans qu'aucune alternative viable ne s'offre à eux. « 91 €… C'est hors de prix ! Pour vous faire un comparatif, pendant le Covid, j'étais à 40 € le plein. On a plus que doublé. Et je n'ai pas changé de voiture. »
Pour d'autres véhicules ou réservoirs plus volumineux, la note dépasse même la barre des trois chiffres : « Un plein aujourd'hui, ça vous coûte combien à peu près à ce prix-là ? — 110 €. »
« C'est une honte ! » : le sentiment d'être piégé par la nécessité d'aller travailler
Si la hausse impacte le budget des ménages, elle suscite également un vif sentiment d'injustice. Beaucoup d'automobilistes rappellent que la voiture n'est pas un luxe, mais un outil indispensable pour se rendre sur leur lieu de travail. « C'est trop cher, beaucoup trop cher. Mais bon, on y fait si on veut aller bosser tous les jours. On est obligés de se faire le plein, malheureusement. » « C'est une honte. Ça ne devrait pas être autant. Là, certains se gavent sûrement sur notre dos. Les gens qui ont un petit salaire, je ne sais pas comment ils font… C'est lamentable. » Un sentiment d'impuissance partagé par cet autre automobiliste à la pompe : « C'est élevé, mais après, on fait avec malheureusement. J'aurais beaucoup de choses à dire à ce sujet, mais bon… On est impuissants. »
Adapter ses déplacements quand c'est possible
Face à ces montants pharaoniques, l'organisation du quotidien devient un casse-tête. Chaque kilomètre est désormais pesé et réfléchi pour tenter d'amputer le moins possible le pouvoir d'achat. « C'est cher et c'est compliqué. Malheureusement, il faut qu'on ait de l'essence pour aller travailler, et il faut qu'on travaille pour payer l'essence ! On ne peut pas faire autrement. On fait attention aux déplacements, mais quand on est obligés, on est obligés. »
Alors que les prix frôlent des seuils historiques pour ce mois de septembre, la situation contraint les ménages à réduire au strict minimum leurs trajets non essentiels, dans l'attente d'une éventuelle accalmie sur le marché des carburants.
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