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Flambée du carburant : aide aux gros rouleurs, aux fonctionnaires, aux aides à domicile, aux agriculteurs,... les annonces du gouvernement3min
Par Maritima 21/05/2026 à 18:35
Face à la crise au Moyen-Orient qui va "durer", "sous une forme ou sous une autre", Sébastien Lecornu et son gouvernement ont annoncé jeudi 710 millions d'euros d'aides nouvelles pour faire face à la hausse du prix du carburant.
L'aide aux carburants reconduite pour trois mois
Les aides à l'achat de carburants dans le secteur des transports routiers, sont reconduites pour trois mois à partir de juin, a annoncé jeudi le ministre des Transports Philippe Tabarot à l'occasion d'une conférence de presse du gouvernement dédiée aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
Il y a eu "2.000 demandes d'aides déposées" depuis début mai "qui seront versées (...) au début du mois de juin", a précisé Philippe Tabarot, qui souhaite étendre ces aides aux entreprises du transport fluvial.
L'aide aux carburants pour les "gros rouleurs" "passera de 50 à 100 euros"
Le plafond d'aide aux carburants pour les "gros rouleurs", qui sera prolongée de trois mois à partir de juin, "passera de 50 à 100 euros", a annoncé jeudi la ministre déléguée chargée de l'Energie Maud Bregeon, à l'occasion d'une conférence de presse sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
"C'est une aide qui continuera à cibler trois millions de Français et qui représente un soutien en moyenne de 0,20 euro par litre", a ajouté Maud Bregeon. Le public "ciblé", pour lequel il existe notamment des conditions de ressources, "reste inchangé."
Les aides pour le carburant agricole et de pêche prolongées pour trois mois
Les aides à l'achat de carburant pour les pêcheurs et les agriculteurs, nécessaire au fonctionnement des bateaux comme des tracteurs, sont prolongées "pour une durée de trois mois", a annoncé jeudi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, lors d'une conférence de presse.
Ces aides sont respectivement de "30 à 35 centimes d'euros par litre de gazole" pour les pêcheurs selon "le cadre défini par la Commission européenne", et de "15 centimes par litre de GNR pour les agriculteurs", a-t-elle détaillé. Ce dispositif sera maintenu pour "les trois mois à venir, mais je pense pouvoir le dire, autant qu'il faudra", a-t-elle ajouté.
Les chauffeurs de taxi bénéficieront dès octobre "d'une aide à l'achat" de voitures électriques
Les chauffeurs de taxi bénéficieront "à partir du 1er octobre" d'une aide à l'achat "allant jusqu'à 5.500 euros pour un véhicule électrique", a annoncé jeudi le ministre des Transports Philippe Tabarot à l'occasion d'une conférence de presse du gouvernement dédiée aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
Cette aide, qui existera pour une "durée d'au moins trois mois", sera réservée aux véhicules électriques "assemblés au sein de l'espace économique européen", a précisé Philippe Tabarot.
Le ministre des Transports a par ailleurs invité "les plateformes de VTC" (comme Uber) "à faire un geste significatif pour une meilleure prise en compte de la hausse actuelle des prix du carburant dans le prix des courses qu'elles fixent à leurs chauffeurs".
Le gouvernement va augmenter les indemnités de déplacement pour les fonctionnaires
Le gouvernement va augmenter les indemnités de déplacement pour les fonctionnaires qui utilisent leur véhicule personnel dans le cadre de leur service, a annoncé jeudi le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel.
"Nous allons augmenter les frais de déplacement (...) entre le 1er juin et le 31 décembre, avec une majoration qui représentera l'équivalent d'environ 0,20 euro par litre de carburant" pour les "agents publics dont les fonctions supposent des déplacements réguliers sur le terrain", a indiqué M. Amiel lors d'une conférence de presse du gouvernement.
Il a cité en exemple "les enseignants remplaçants", "les AESH" (Accompagnants d'élèves en situation de handicap) ou "les agents hospitaliers qui sont amenés à se déplacer dans le cadre de leur mission".
Aides à domicile : revalorisation "pérenne" des indemnités kilométriques
Face à la flambée des prix du carburant, les aides à domicile vont bénéficier d'une "revalorisation pérenne de (leurs) indemnités kilométriques, qui représente environ 20 centimes par litre d'essence", soit environ 200 euros supplémentaires annuels pour une professionnelle qui parcourt 10.000 km par an, a annoncé jeudi la ministre de la Santé.
Ces professionnelles particulièrement précaires pourront également prétendre à un deuxième dispositif d'aide: un nouveau "programme de leasing automobile social" pour accompagner celles qui voudraient s'équiper d'un véhicule électrique, a-t-elle dit lors d'une conférence de presse.
Le plafond des primes carburants défiscalisées versées par les employeurs sera porté de 300 à 600 euros
Le montant maximum des primes carburants versées par les employeurs à leurs salariés, qui sont exonérés de cotisations et d'impôt sur le revenu, sera porté de 300 à 600 euros, a annoncé jeudi le ministre du Commerce Serge Papin.
L'aide, dont le gouvernement a annoncé en parallèle une simplification des conditions d'accès, sera "généralisée (...), désocialisée, défiscalisée", a ajouté le Premier ministre Sébastien Lecornu
Ces annonce a été faite dans le cadre d'une conférence de presse du gouvernement sur les aides et les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
710 millions d'euros d'aides nouvelles face à la crise
Le gouvernement va apporter pour 710 millions d'euros de nouvelles aides pour les secteurs et les travailleurs les plus en difficulté face à la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé jeudi le ministre des Comptes publics David Amiel.
"Nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'1,2 milliard d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin: 470 millions d'euros d'aides qui ont d'ores et déjà été annoncées, et 710 millions d'euros d'aides nouvelles", a indiqué M. Amiel lors d'une conférence de presse sur les aides et les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
"La guerre ne crée aucun surplus pour l'Etat", assure le ministre des Comptes publics
Le ministre des Comptes publics David Amiel a assuré jeudi que "la guerre ne crée aucun surplus" budgétaire "pour l'Etat", lors d'une conférence de presse sur les aides et les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
"Entre le 1er mars et le 20 mai, (...) on a une augmentation de 10 millions d'euros de recettes liées aux carburants" comparativement à la même période en 2025, a expliqué David Amiel, la hausse des prix étant partiellement compensée par une baisse des volumes achetés.
Or "les aides qui ont déjà été apportées s'élèvent à 470 millions d'euros", a-t-il avancé.
Moyen-Orient: "on ne change pas de philosophie" sur les aides "mais d'échelle", explique Lecornu
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé jeudi ne pas changer de "philosophie" mais "d'échelle" concernant les aides mises en place pour contrer la hausse des prix des carburants due à la crise au Moyen-Orient.
Il a ajouté, lors d'une conférence de presse à Matignon, refuser "toute baisse générale indiscriminée de la fiscalité sur le carburant" qui coûte "très cher" aux finances publiques. Le Premier ministre a également expliqué que les mesures d'aide ayant "un coût", un "certain nombre d'économies" seraient nécessaires.
Moyen-Orient: cette guerre va durer", retour à la normale au plus tôt "entre l'été et l'automne" (Lecornu)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé jeudi que la guerre au Moyen-Orient allait "durer", "sous une forme ou une autre", avec un retour à la normale au plus tôt entre "l’été et l’automne" pour l'économie mondiale.
"D’une manière ou d’une autre, sous une forme ou sous une autre, cette guerre va durer, soit de manière froide (..) soit malheureusement aussi avec une reprise du conflit et des frappes, ce qui est un scénario évidemment possible", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Matignon.
"Le scénario désormais le plus optimiste, ce n'est pas forcément celui que je retiens d'ailleurs, c'est au fond une forme de retour à la normale entre l'été et l'automne", a-t-il ajouté. Dans ce contexte, "notre obsession c'est que le pays doit tourner", a-t-il martelé.
avec AFP
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