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Marseille : la première déclaration de Samia Ghali en tant que nouvelle présidente de la RTM

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Par Rémy Reponty27/04/2026 à 13:52

Élue à l'unanimité ce lundi matin par le conseil d'administration de la Régie des transports métropolitains, Samia Ghali, aussi troisième adjointe au maire de Marseille, déléguée aux mobilités, à la rénovation urbaine et aux projets structurants, s'est exprimée face à la presse dans la foulée de son élection.

Des extraits de l'interview de Samia Ghali, la nouvelle présidente de la RTM, dans cette vidéo.

 

(Interview, images et montage : Rémy Reponty pour Maritima Médias.) 

 

Samia Ghali, nouvelle présidente de la RTM :

"Je suis très heureuse de la confiance que président de la Métropole et le maire de Marseille m'ont fait, en me demandant d'être présidente à la présidence de la RTM, avec un conseil d'administration aussi qui est d'attaque. C'est important, des vice-présidents qui sont aussi des personnalités, maires pour certains, qui ont eu déjà tous des responsabilités par ailleurs et qui ont une connaissance aussi de la question du transport sur l'ensemble de la métropole.

Mais cette présidence m'oblige aussi à du résultat parce que, au vu de la situation, malheureusement économique que vous connaissez de la métropole, qui n'est pas de notre fait en tout cas, et pas de mon fait, mais que nous allons subir, on verra demain ce qui se passera à la métropole... La RTM ne doit pas subir les mauvaises gestions du passé.

D'abord, parce que je veux penser au personnel de la métropole de la RTM qui au quotidien, ces hommes et ces femmes, que je salue d'ailleurs, les femmes qui osent venir travailler dans ce métier qui est exigeant. Elles sont courageuses ! Mais au delà de cela, ce sont aussi des usagers et c'est aux usagers que je veux penser aujourd'hui aussi, leur dire que nous serons attentifs aux problématiques du transport. Il y aura un audit, un état des lieux de ce qu'est la réalité de la RTM. Nous irons aussi chercher et j'irai partout chercher l'argent où il le faut : l'État, les collectivités territoriales, les entreprises aussi.

Le monde de l'entreprise doit être fier de pouvoir contribuer au transport métropolitain parce que s'il n'y a pas de transport, il ne peut pas y avoir des développement économique. Je crois que ça, les entrepreneurs, le savent, ils en sont conscients. Mais j'irai les rencontrer, j'aurai une discussion avec eux aussi, parce que tout le monde doit prendre sa part de responsabilité dans la situation du transport métropolitain.

C'est un sujet qui doit être partagé par les uns et par les autres. Il est collectif. Et donc, dans dans ce collectif, nous aurons tous ensemble à regarder tout ce qu'il y a au niveau de l'Europe, partout... et j'irai rencontrer les ministères en lien avec le transport pour aller réclamer ou en tout cas défendre l'outil qu'est la RTM. Il ne faut pas oublier que c'est un service public de mobilité. Donc, c'est important de le rappeler."

 

Maritima : Quelles seront vos priorités ?

"Il y en a plusieurs. D'abord, c'est de faire en sorte que les agents qui travaillent à la RTM puissent le faire en toute sécurité, qu'ils puissent le faire de manière sereine. Et pour cela, il faut aussi que le matériel roulant soit de bonne qualité. Et la question aujourd'hui de la qualité du matériel roulant est au cœur du sujet, du débat. Je pense qu'il y a quelques sujets, oui, de matériel qui a du mal à être mise en conformité ou en tout cas réparé dans des bonnes conditions, dans les bonnes attentes. On ne peut pas se permettre d'avoir des bus qui tombent en panne parce qu'un bus qui tombe en panne, malheureusement, c'est un retard sur toute la ligne et pour toute la journée. Donc ça fait partie aussi des choses à travailler.

Et puis, je vais vous dire juste un chiffre comme ça, il va être parlant. Quand on a 28 millions d'euros par an d'impayés, c'est à dire des gens qu'on ne retrouve pas ou pour X raisons qui n'ont pas payé l'amende qui leur a été donnée par les contrôleurs, qui ont fait leur travail, d'ailleurs. C'est vous dire combien il doit y avoir de PV qui ont été dressés... Donc, il y a un travail à faire. Sur 119 millions d'euros de recettes avec les tickets, 28 millions d'euros ça fait un quart des recettes perdues pour la RTM. Donc, on peut considérer que sur une période de cinq ans, ça fait une année blanche. Donc il y a des chiffres comme ça qui sont très parlant et il va falloir d'abord remédier à cet état de fait".

 

 

 

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