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Marseille-Fos au cœur du rapport de Romanet sur l’Axe Méditerranée-Rhône-Saône

2min

Par Maritima 04/06/2026 à 10:27

C’est un axe qui pèse un tiers du PIB français. Augustin de Romanet a officiellement remis son rapport sur l’avenir de l’Axe Méditerranée-Rhône-Saône (MeRS) au Premier ministre. L'objectif ? Créer un véritable "directoire" pour transformer cet immense corridor, dont le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) est la porte d'entrée, en un leader mondial de la logistique décarbonée. Entre création d'une marque commune et gouvernance musclée, voici ce qu'il faut retenir pour notre territoire.

 

1. Un géant économique en manque de coordination

L’axe MeRS est une locomotive pour la France : 16 millions d’habitants et 500 km de façade maritime. Pourtant, son potentiel a longtemps été freiné par un manque de coordination.

Pour le gouvernement et le rapporteur Augustin de Romanet, il est urgent de simplifier la machine pour accélérer la décarbonation du transport de marchandises. L'idée est de basculer massivement le trafic des camions vers le fluvial (le Rhône) et le ferroviaire (SNCF Réseau), en s'appuyant sur l'énergie fournie par la Compagnie Nationale du Rhône (CNR).

 

2. Un "Directoire" pour piloter Marseille et le Rhône

La proposition phare du rapport est la création d’une structure resserrée de type « directoire ». Ce "gouvernement de l'axe" réunirait :

  • Les présidents des régions PACA et Auvergne-Rhône-Alpes.

  • Les préfets de région.

  • Le président du Grand Port Maritime de Marseille (Marseille-Fos).

  • Le directeur général de la CNR.

Ce groupe de décision aura pour mission de piloter les grands projets stratégiques et de gérer de façon coordonnée le foncier industriel, grâce à la création d'un Groupement d'Intérêt Économique (GIE).

 

3. Une marque unique pour briller à l'international

Pour être plus fort face aux ports du Nord de l'Europe, le rapport préconise de réunir tous les ports de l'axe (Marseille, Lyon, etc.) sous une même bannière.

Cette "marque commune" permettrait de vendre la destination Méditerranée-Rhône-Saône comme une porte d'entrée unique et ultra-compétitive pour les investisseurs internationaux.

 

4. Un coordinateur interministériel pour lever les blocages

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a salué un éclairage utile pour la compétitivité française. Pour s'assurer que ces propositions ne restent pas lettre morte, le rapport recommande la création d'un poste de coordinateur interministériel dédié. Ce dernier devra valider un schéma directeur fixant une stratégie commerciale et foncière claire pour les dix prochaines années.

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