La Barben
-
Environnement
Zoo de la Barben : le jeune aigle "Barben" a pris son grand envol vers la vie sauvage2min
Par Maritima 03/09/2026 à 17:27
Moment d'émotion intense pour les équipes du Zoo de la Barben. Un jeune pygargue à queue blanche, baptisé fièrement "Barben", vient d'être relâché en pleine nature après être né au sein du parc animalier. Grâce à la générosité des visiteurs, ce rapace majestueux — qui avait quasiment disparu de France — entame désormais sa vie de prédateur sauvage. Découvrez les coulisses de ce sauvetage.
Un espoir pour le "symbole européen" des rapaces
Le pygargue à queue blanche est souvent méconnu, éclipsé par son cousin à tête blanche, emblème des États-Unis. Pourtant, ce géant des airs (dont les femelles peuvent atteindre 2,40 mètres d'envergure) est une espèce endémique de nos territoires qui a failli s'éteindre totalement il y a 135 ans.
Chasse, braconnage, pollution et collisions avec les éoliennes ont eu raison de sa présence historique, rappelle le zoo. Mais la tendance s'inverse. Ce lundi 31 août, Barben, un aiglon de 6 mois pesant 3,8 kilos, a été relâché en Haute-Savoie, au bord du lac Léman, aux côtés de trois autres congénères. Né en captivité et élevé par ses parents au parc, il est désormais prêt à régner sur les sommets.
Un envol financé par les visiteurs de la Barben
Si Barben peut aujourd'hui fendre les airs en toute liberté, c'est en grande partie grâce au public du département. Le parc a utilisé les dons récoltés lors du célèbre spectacle « Le Vol des Oiseaux » pour parrainer ce relâcher.
Au total, 2 000 euros ont été collectés, permettant l'achat d'un équipement de haute technologie : une balise GPS solaire placée sous les plumes de l'aiglon. "C’est un précieux instrument scientifique", précise le parc. Cette balise permettra aux chercheurs de suivre en temps réel la géolocalisation, l’altitude, le rythme cardiaque et la vitesse de vol de Barben. Une mine d'informations pour mieux préserver l'espèce, que les curieux pourront suivre de semaine en semaine.
Kuorra, l’ambassadrice qui reste au parc
Si Barben a pris le large, les visiteurs peuvent toujours admirer Kuorra, une superbe femelle pygargue à queue blanche, lors des représentations au parc (mercredis, week-ends et vacances).
Née en captivité, Kuorra ne pourra pas être relâchée, mais elle joue un rôle crucial : elle fait partie du programme de reproduction. Si elle ne connaîtra pas la vie sauvage, ses futurs aiglons, eux, auront la chance de suivre les traces de Barben.
La Barben, bien plus qu'un simple zoo
Cet événement rappelle que la sauvegarde des espèces est au cœur de l'ADN du Parc animalier de la Barben. Chaque année, la structure soutient plus d'une trentaine de programmes de conservation à travers le monde via son association Ecofaune.
Pour les équipes, voir "Barben" s'envoler est une récompense immense : « Un moment rempli d’émotions et un espoir pour l’avenir de cette espèce ». Le parc reste ouvert tous les jours de l'année, de 10h à 18h, pour sensibiliser les Provençaux à ces enjeux vitaux.
photo illustration
A lire aussi
Bouches-du-Rhône
-
Environnement
Agriculture : « On a déjà eu deux décès dans le 13 », le cri d'alarme de Jean-Charles Bureau (Conf' Paysanne) face à l'urgence climatique
Tarascon
-
Environnement
Tarascon : "Triple catastrophe" à Fibre Excellence, le PCF 13 alerte sur un risque de pollution du Rhône
Monde
-
Environnement
El Niño : le monde intègre "une zone à hauts risques" de phénomènes météorologiques extrêmes, alerte le chef de l'ONU
Bouches-du-Rhône
-
Environnement
Risque d'incendie très sévère : 6 massifs des Bouches-du-Rhône strictement interdits ce jeudi 3 septembre

