Avignon
-
Justice
Procès des viols de Mazan : peine maximale de 20 ans requise contre Dominique Pelicot1min
Par Maritima 25/11/2024 à 10:50
Le ministère public a requis lundi la peine maximale, soit 20 ans de réclusion criminelle, contre Dominique Pelicot pour ses "agissements abjects", avoir, pendant une décennie, drogué, violé et fait violer sa femme par des dizaines d'hommes recrutés sur internet.
"20 ans, c’est à la fois beaucoup car c'est 20 ans d'une vie, quel que soit son âge, ce n'est pas rien. Mais c'est à la fois beaucoup et trop peu. Trop peu au regard de la gravité des faits qui ont été commis et répétés", a insisté Laure Chabaud, seconde représentante du ministère public à s'exprimer lundi matin devant la cour criminelle de Vaucluse, à Avignon.
L'enjeu" du procès des viols de Mazan "est de changer fondamentalement les rapports entre hommes et femmes", avait affirmé ce matin le ministère public en ouvrant son réquisitoire contre Dominique Pelicot et les 50 hommes avec qui il a violé son épouse, sédatée, pendant dix ans.
"On ne peut plus en 2024 dire +puisqu'elle n'a rien dit, elle était d'accord+, c'est d'un autre âge", a martelé lundi l'avocate générale, évoquant le consentement "implicite" que certains accusés de viols sur Gisèle Pelicot invoquent pour leurs actes. "L'absence de consentement ne pouvait pas être ignorée des accusés", a insisté Laure Chabaud, rejetant le "consentement implicite", "d'un autre âge", ou le consentement "par procuration", qui aurait été donné aux accusés par son désormais ex-époux Dominique Pelicot, "un bond en arrière encore plus flagrant".
avec © Agence France-Presse
maJ 12h
Tags :
A lire aussi
Marseille
-
Justice
Escroquerie immobilière Apollonia : sept ans de prison ferme pour les deux principaux accusés jugés à Marseille
France
-
Justice
L'animateur de télévision Jean-Marc Morandini définitivement condamné pour corruption de mineurs
Marseille
-
Justice
Trafic de pesticides : prison ferme requise à Marseille contre un fournisseur et un important maraîcher
France
-
Justice
Violences éducatives : la Cour de cassation écarte dans un arrêt l'existence d'un "droit de correction" parental

