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Carburants : Macron n'exclut pas une baisse des taxes si les prix devaient s'envoler2min
Par Maritima 24/09/2026 à 20:55
Emmanuel Macron a affirmé jeudi qu'il n'exclut pas de baisser les taxes sur les carburants si l'envolée des tarifs se poursuivait, tout en affirmant qu'il serait préférable de faire baisser les prix en utilisant des moyens diplomatiques.
"Je pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure", a dit le président sur France 2 et TF1, tout en jugeant qu'une baisse des taxes n'est "pas la décision la plus vertueuse" car celles-ci "servent à financer les dépenses de l'Etat". "Notre intérêt, c'est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes", a-t-il ajouté.
Une interdiction des exportations de gazole américain serait une "mauvaise" décision
Une interdiction des exportations de gazole américain, comme s'y est dit favorable le président américain Donald Trump, serait une "mauvaise" décision, a aussi dénoncé Emmanuel Macron.
"Cette décision serait mauvaise, pas simplement pour le reste du monde. Pour l'économie américaine aussi", a indiqué le président français, en précisant: "Je pense que tous les experts qu'il a autour de lui et tous les raffineurs américains ne peuvent lui dire que la même chose."
Le chef de l'Etat a par ailleurs assuré que la France faisait "tout" pour "éviter" des pénuries de carburant.
Dette publique : "Je ne regrette pas du tout le quoi qu'il en coûte"
Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé qu'il ne regrettait "pas du tout le +quoi qu'il en coûte+", c'est-à-dire les aides publiques mises en place lors de la pandémie de Covid qui ont alourdi la dette de la France, réduisant aujourd'hui ses marges de manoeuvre budgétaires.
Lors d'une interview dans les journaux de 20H00 de TF1 et France 2, le chef de l'Etat a affirmé que les dépenses des "dix dernières années" se décomposaient en "un tiers pour protéger les Français des crises", "un tiers pour préparer la France à l'avenir", et "un tiers parce qu'on n'a pas assez réformé le modèle social". "Je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier", a-t-il dit.
Une nouvelle dissolution, ce ne "serait pas bon pour le pays"
"Cela ne serait pas bon pour le pays" : Emmanuel Macron a écarté une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, une hypothèse qui circulait ces derniers jours, en appelant "les forces politiques" à "l'esprit de responsabilité" avant l'examen des textes budgétaires.
"Je pense que ce serait mauvais aujourd'hui de faire une dissolution parce qu'aujourd'hui, nous sommes à huit mois d'une présidentielle. Et donc, si on faisait une dissolution aujourd'hui, on ajouterait à la guerre, aux problèmes de pouvoir d'achat et à un budget à passer, l'instabilité politique. On bloquerait le prochain président, la prochaine présidente, de la possibilité de faire cette dissolution et de se reconstruire une majorité. Donc ce n'est pas souhaitable", a répondu le chef de l’État.
Macron estime possible que la France soit ciblée par une tentative d'attaque russe comme celle à l'aéroport de Leipzig
Emmanuel Macron a estimé que la France pourrait être visée par une tentative d'attaque à l'aide d'un drone chargé d'explosifs comme à l'aéroport de Leipzig début août, que l'Allemagne avait attribuée à la Russie.
La France n'a pas encore connu d'attaques de ce type "mais quand vous me posez la question +est ce que ça peut arriver ?+ ma réponse est oui", a dit le président français, ajoutant que la Russie considère que "l'Europe, c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine".
Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que la CIA "n'a pas informé les services français" d'une possible attaque de drones russes visant le sud de la France, contrairement à des allégations publiées dans des médias étrangers.
avec AFP
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