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Maladie d'Alzheimer : 9 Français sur 10 favorables à un dépistage précoce, les révélations d'une étude OpinionWay2min
Par Jean-Michel Darras03/11/2026 à 13:26
Cent vingt ans après la première description de la maladie par Alois Alzheimer en novembre 1906, le regard des Français a profondément évolué. Selon un sondage inédit OpinionWay publié par la Fondation Recherche Alzheimer, 90 % de la population soutient le principe d'un dépistage précoce et 88 % réclame davantage de moyens financiers pour la recherche.
En novembre 1906, le médecin Alois Alzheimer décrivait pour la première fois la pathologie neurodégénérative qui porte son nom. Aujourd'hui, alors que 1,4 million de personnes sont touchées en France par une maladie neurodégénérative (dont Alzheimer est la plus répandue), les progrès scientifiques transforment les mentalités.
À l'occasion de ce 120ᵉ anniversaire, la Fondation Recherche Alzheimer dévoile les résultats d'un sondage OpinionWay réalisé auprès de 1 001 personnes. L'étude révèle un souhait massif des Français d'anticiper la maladie avant même l'apparition des premiers symptômes.
Un oui massif au dépistage précoce pour pouvoir agir
Considéré autrefois comme une question délicate, le dépistage précoce suscite désormais une adhésion quasi unanime dès lors qu'un bénéfice médical est envisageable :
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92 % des sondés sont favorables à un dépistage précoce s'il permet de ralentir l'aggravation des symptômes.
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91 % l'approuvent si la maladie est facilement détectable ou si un traitement permet d'en prévenir l'apparition.
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83 % souhaiteraient personnellement avoir accès à un test de détection précoce.
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80 % aimeraient connaître leur propre risque en cas d'antécédent familial.
« Les Français l'ont bien compris : ils ne demandent pas simplement à savoir, ils veulent pouvoir agir. [...] Un diagnostic et une prise en charge précoces permettent de préserver plus longtemps l'autonomie et d'adapter le parcours de soins », indique le Dr Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation Recherche Alzheimer.
88 % des Français demandent une hausse des budgets pour la recherche
Face à un enjeu sanitaire et économique majeur - 81 % des sondés estimant qu'Alzheimer représentera un coût considérable pour la société -, la population attend un effort financier accru.
Près de 88 % des personnes interrogées (et jusqu'à 93 % chez les plus de 50 ans) réclament une augmentation des crédits alloués à la recherche. Si 81 % font confiance aux scientifiques pour concevoir de nouveaux traitements, seuls 41 % croient à une guérison complète dans un avenir proche (un optimisme qui grimpe à 51 % chez les moins de 35 ans).
La relation médecin-patient au cœur des décisions
Malgré la montée en puissance de l'intelligence artificielle dans le secteur de la santé, les citoyens restent très attachés à la dimension humaine de la médecine :
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47 % jugent que le choix d'un traitement relève du patient et de ses proches.
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42 % estiment que le choix revient principalement au médecin prescripteur.
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À l'inverse, les autorités de santé (9 %) et l'intelligence artificielle (2 %) sont très largement rejetées pour trancher la décision thérapeutique.
Concernant le respect d'un traitement, l'efficacité démontrée (74 %) et la confiance envers le médecin prescripteur (58 %) constituent les deux critères prépondérants pour les malades et leurs familles.
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