Vitrolles
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Santé
Grève des médecins : "On nous traite comme des mauvais élèves", le coup de gueule du Dr Zemour à Vitrolles2min
Par Maritima 05/01/2026 à 19:05
Ce n'est pas de gaieté de cœur que certains cabinets ont baissé le rideau ce lundi matin. Mais pour les médecins libéraux, la coupe est pleine. Invitée de la rédaction de Maritima Radio, le Docteur Florence Zemour, généraliste à Vitrolles et représentante de la Fédération des Médecins de France, a livré un témoignage poignant sur le "ras-le-bol général" qui secoue la profession.
"C'est très difficile et culpabilisant de faire grève", avoue d'emblée Florence Zemour au micro de Manuel Danloy. Pourtant, depuis ce matin et pour une durée de dix jours, de nombreux praticiens de l'Étang de Berre comme d'ailleurs ont décidé de cesser le travail. Un mouvement qui va durcir dès la semaine prochaine avec la fermeture annoncée de blocs opératoires dans les cliniques.
"La politique du bâton" ne passe plus
Au cœur de la colère, ce n'est pas seulement une question de rémunération, mais de considération. Les médecins ont le sentiment d'être infantilisés par les pouvoirs publics et la Sécurité Sociale.
« On nous traite comme des mauvais élèves », s'indigne la généraliste vitrollaise. Elle pointe du doigt une gestion administrative punitive :
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Menaces de pénalités si le Dossier Médical Partagé n'est pas "bien" utilisé.
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Pression sur les arrêts de travail : "On nous dit qu'on en prescrit trop et qu'il faut réduire, sinon on aura des amendes. Mais personne ne se demande pourquoi les gens sont en souffrance au travail" explique-t-elle.
Pour le Dr Zemour, ces décisions "autoritaires" et "morcelées" ne sont que des "petites économies" qui finissent par détériorer la qualité des soins.
Un appel à un "vrai plan ambition santé"
Ce que réclament les syndicats, au-delà de l'arrêt des sanctions, c'est une vision. « On n'a pas de Plan Marshall pour la santé », regrette Florence Zemour. Face à une médecine de ville en grande difficulté, les libéraux demandent de "tout mettre à plat" pour redonner envie aux jeunes médecins de s'installer dans nos territoires, plutôt que de les faire fuir avec des contraintes administratives.
Cabinet fermé : que faire si je suis malade ?
Face à ce mouvement qui s'annonce très suivi, la généraliste appelle au bon sens des patients pour ne pas saturer les urgences (le 15) inutilement.
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En cas d'urgence vitale ou inquiétante : Composez le 15.
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Pour la "bobologie" : "Si un enfant a de la fièvre, on commence par des petites mesures, on surveille", conseille le médecin.
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