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Santé,
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Santé au travail à La Mède : la direction de TotalEnergies répond aux accusations de la CGT3min
Par Maritima 29/04/2026 à 09:06
Après le rassemblement de la CGT devant la plateforme de La Mède et la plainte inédite visant nommément l'entreprise pour "mise en danger de la vie d'autrui", TotalEnergies réagit.
Par la voix de son directeur régional, Jean-Michel Diaz, le groupe pétrolier défend ses protocoles de sécurité et assure faire de la santé de ses 2 000 collaborateurs une "priorité absolue".
« Des réponses claires » face au risque benzène
La plainte déposée par la CGT et quatorze salariés devant le pôle santé publique de Marseille repose sur une crainte majeure : l'exposition prolongée à des substances chimiques, et particulièrement au benzène. Un sujet que Jean-Michel Diaz, directeur PACA de TotalEnergies, qualifie de "sérieux" dans un communiqué envoyé à la rédaction de Maritima.
« Je comprends les préoccupations qui peuvent s’exprimer », a déclaré le dirigeant, lui-même issu du sérail avec 37 ans de carrière dans les usines du groupe. « La santé et la sécurité de l’ensemble des équipes qui interviennent sur nos sites sont au cœur de notre exigence au quotidien. À La Mède, cela nous engage collectivement à une vigilance permanente. »
Mesures de contrôle et suivi médical
Face aux accusations de "dialogue rompu" et de "déni" portées par Maître Julie Andreu, l'avocate des salariés, la direction martèle que ses activités sont conduites dans le strict respect des réglementations. Pour prouver sa bonne foi, l'industriel met en avant plusieurs dispositifs de surveillance :
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Des campagnes régulières de mesure de la qualité de l'air.
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Un contrôle continu des installations techniques.
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Une formation spécifique des équipes aux risques chimiques.
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Un suivi médical adapté pour chaque salarié exposé.
Un enjeu d'image et de transparence
Alors que la CGT espère créer une "traçabilité juridique" de l'exposition pour anticiper d'éventuelles pathologies futures, TotalEnergies mise sur la carte de la transparence. Jean-Michel Diaz rappelle que le site ouvre régulièrement ses portes aux élus, riverains et associations pour présenter ses exigences de sécurité.
Cependant, le dossier est désormais entre les mains de la justice. Le procureur de Marseille doit déterminer si les éléments fournis par la CGT justifient l'ouverture d'une enquête pour manquement à la sécurité et atteintes à l'environnement.
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