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Les ouvriers de l’usine Haribo Marseille en grève : six semaines de mobilisation, toujours dans l'impasse2min
Par Enzo Roche06/08/2026 à 18:10
Depuis six semaines, les ouvriers de l'usine Haribo de Marseille sont en grève. Salaires jugés insuffisants, dialogue rompu avec la direction : le point avec trois représentants syndicaux, entre colère et détermination.
Sur le piquet de grève, l'ambiance se veut à la fois festive et déterminée : musique, barbecue et banderoles rythment les journées de mobilisation, avec en toile de fond un slogan qui résume bien la situation : « pas de ronds, pas de bonbons ».
Pour Guillaume Brante, délégué syndical central CGT et ouvrier depuis 27 ans, le déclencheur tient avant tout à l'écart entre les résultats de l'entreprise et ce qui est proposé aux salariés : « on a fait un résultat d'exploitation à 40,7 millions d'euros, on fait des bénéfices record, on nous dit bravo à chaque fois, et puis quand on arrive aux NAO (négociations annuelles obligatoires), on ne veut rien nous donner ». Il réclame une augmentation en euros plutôt qu'en pourcentage, ainsi qu'une revalorisation de la prime d'ancienneté de 15 à 18 %.
Jean-Pierre Martins, élu CGT et opérateur depuis 29 ans, résume la revendication sans détour : « on réclame 100 euros d'augmentation, et que la prime d'ancienneté passe de 15 % à 18 % ». Face à l'absence de réponse de la direction, il assure que le mouvement est prêt à se poursuivre : « si tous les travailleurs sont avec nous, on est là pour la septième semaine ».
Du côté de Force Ouvrière, Thierry Cambolla, délégué syndical central et ouvrier depuis 39 ans, dénonce lui aussi un dialogue rompu : « ça fait une semaine que c'est silence radio », déplore-t-il, avant d'ajouter : « on attend une ouverture du dialogue ». Il évoque un impact déjà lourd sur la production du site, passée de 300 à seulement 30 palettes par jour depuis le début du mouvement.
Avec 90% des ouvriers en grève, les conséquences pourraient être plus lourdes dans les semaines à venir. En attendant le bras de fer va continuer. Toutes les parties doivent se retrouver pour une réunion le 28 septembre.
Lire aussi. Haribo Marseille : « Pas de ronds, pas de bonbons », la colère s’enracine après 6 semaines de grève
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