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Forte mobilisation à Marseille : l'intersyndicale bat le pavé pour les salaires, le pouvoir d'achat et les services publics

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Par Rémy Reponty05/11/2026 à 18:03

Forte mobilisation de l'intersyndicale ce jeudi à Marseille, à l'appel de la CGT, la CFDT et FO, et rejointe par de nombreux syndicats lycéens et étudiants, pour la hausse des salaires, le pouvoir d'achat, les services publics et l'éducation. Les syndicats de salariés traditionnels ont activement fait bloc commun avec les syndicats lycéens pour exprimer leur colère face à l'urgence sociale.

Ce jeudi 5 novembre 2026, les rues de Marseille ont résonné au rythme de la colère sociale. À l'appel d'une intersyndicale puissante regroupant la CGT, la CFDT et FO, et massivement rejointe par de nombreux syndicats lycéens et étudiants, une foule déterminée s'est élancée pour porter haut et fort les exigences du monde du travail et de la jeunesse.

Au cœur des préoccupations de cette journée de mobilisation d'envergure : l'urgence sociale, la hausse des salaires, la défense du pouvoir d'achat, ainsi que la protection des services publics et de l'éducation nationale.

 

Les interviews de Marc Pietrosino, le secrétaire général de l'Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône, et de Patrick Rué, le secrétaire général FO pour la Ville de Marseille et la Métropole Aix-Marseille-Provence, dans cette vidéo.

 

(Interviews, images et montage : Rémy Reponty pour Maritima Médias.)

 

« Retrouver une échelle mobile des salaires » : la colère face à la vie chère

Dans le cortège marseillais, le constat dressé par les salariés et les syndicalistes est unanime : l'inflation et les prix des carburants asphyxient les foyers. Entre des factures qui s'allongent et des chariots de courses de plus en plus difficiles à remplir, le malaise grandit chaque fin de mois. « Il faut qu'on retrouve une échelle mobile des salaires qui prenne en compte l'inflation, et que les différents niveaux de salaire, du SMIC jusqu'au plus élevé dans les conventions collectives, soient augmentés aussi », martèle Marc Pietrosino, le secrétaire général de l'Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône, en tête du cortège de l'intersyndicale.

Pour les manifestants, le compte n'y est pas. Discuter avec les citoyens qui font leurs courses au quotidien suffit à mesurer l'ampleur de la crise : « Tout le monde s'affole en voyant les prix, et quand ils regardent leur fiche de paie, ils s'affolent encore plus. Il ne faut pas chercher cinquante problématiques en même temps, il faut d'abord s'intéresser à cela. » Confirme Patrick Rué, le secrétaire général FO pour la Ville de Marseille et la Métropole Aix-Marseille-Provence.

Jeunesse et éducation dans la rue : contre la sélection et pour l'avenir

Cette mobilisation intersyndicale a également été marquée par une forte présence de la jeunesse marseillaise. Lycéens et étudiants ont uni leurs voix à celles des travailleurs pour dénoncer les conditions d'étude et les barrières à l'entrée de l'enseignement supérieur.

Le système de sélection à l'entrée de l'université, à l'instar des mécanismes comme Parcoursup, a été particulièrement pointé du doigt. « On se bat tous contre la vie chère, on a tous un avis sur ce qui se passe dans les lycées. Parcoursup, on est tous contre ce système de sélection ; on sait qu'il faut des moyens aussi pour l'éducation nationale », ajoute Marc Pietrosino, le secrétaire général de l'Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

Loin d'être isolées, ces revendications étudiantes s'inscrivent dans une convergence des luttes jugée indispensable par les participants pour peser face aux réformes gouvernementales.

 

Un ras-le-bol général qui pourrait durer jusqu'à l'élection présidentielle, voire plus encore...

 

« C'est la rue qui décide » : vers un bras de fer social durable ?

Alors que la tension monte d'un cran face à l'exécutif, la question de la pérennité du mouvement se pose avec acuité. Face à l'absence de réponses jugées satisfaisantes, les syndicats préviennent : la mobilisation ne faiblira pas si le dialogue social reste au point mort. « Si le gouvernement ne prend pas les mesures adéquates, on aura cette tension, cette guerre sociale qui va continuer jusqu'à l'élection présidentielle, et peut-être après selon ce qui sort des urnes », avertit Marc Pietrosino (CGT 13).

Pour les manifestants, la pression populaire demeure l'unique levier efficace lorsque les canaux institutionnels semblent sourds aux réalités du terrain : « Avant les élections présidentielles, on dit que ça ne sert pas. Après, ça sert plus parce que le président est là, et il fait ce qu'il veut. Donc, à un moment donné, c'est la rue qui décide. » Prévient Patrick Rué (FO).

Tandis que la journée s'achève sur le pavé marseillais, le message adressé aux pouvoirs publics est simple : seule une véritable négociation sur les salaires et les conditions de vie permettra de pacifier le climat social dans les semaines à venir.

Ce jeudi, les syndicats ont compté 150 000 manifestants dans le cortège à Marseille, alors que la préfecture de police des Bouches-des-Rhône a estimé à 14 000 le nombre de participants.

 

A lire aussi. DIRECT. Mobilisation du 5 novembre : suivez cette journée de grève avec plusieurs milliers de manifestants à Aix et Marseille

 

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