LogoMaritima
LogoMaritima

France

-

Économie,

National,

Société

67% des parents renoncent à avoir un enfant de plus par manque d'argent

3min

image

Par Norhène Ouerfelli21/09/2026 à 12:02

Plus de deux tiers des parents (67%) déclarent ne pas disposer de ressources financières suffisantes pour avoir un enfant supplémentaire, selon une étude publiée mercredi par l'Union nationale des associations familiales (Unaf).

Ce frein financier est particulièrement marqué chez les jeunes parents (73%), les femmes (73%) et les habitants des zones rurales (71%), selon cette enquête de l'Observatoire des familles, rattaché à l'Unaf, avec l'institut OpinionWay.

Les parents "alertent très majoritairement, et quel que soit leur milieu, sur l’insuffisance des soutiens publics et affirment que leurs contraintes financières ne leur permettent pas de réaliser leur désir d’enfants", écrit l'Unaf dans un communiqué.

Une large majorité d'entre eux (78%) estiment ainsi que "les impôts et les aides publiques actuelles ne prennent pas suffisamment en compte la charge financière due aux enfants".

Plus de la moitié (56%) jugent également "trop chers" les tarifs des services publics destinés aux enfants, comme les crèches, les cantines et les centres de loisirs.

Cette enquête, conduite du 29 janvier au 19 février auprès de 2.500 parents d'au moins un enfant de moins de 20 ans résidant au sein de leur foyer, intervient dans un contexte d'inquiétude des associations familiales.

Dans un rapport révélé en août, les inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas) ont proposé une série de mesures pour réaliser 4,2 milliards d'euros d'économies sur "les politiques familiales".

Début septembre, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dit souhaiter revoir dans le prochain budget de la Sécurité sociale la majoration de pension de retraite pour les parents de trois enfants et plus.

Plus globalement, selon l'étude, 63% des familles se disent en difficulté ou "juste" financièrement: 27% jugent leur situation difficile et 36% déclarent devoir faire attention à leurs dépenses.

Fait notable, plus d'un parent sur deux (53%) dit "ne pas avoir les moyens de préparer l’avenir de leur enfant", soit dix points de plus qu'en 2024.

C'est à l'adolescence (14-17 ans) que le coût d'un enfant est ressenti comme le plus lourd par les familles (86%).

"Ce constat est en contradiction flagrante avec la décision des pouvoirs publics de quasiment supprimer la majoration pour âge des allocations familiales au motif qu’un enfant ne coûterait plus cher qu’à partir de 18 ans", souligne l'Unaf.

Depuis le 1er mars, l’âge ouvrant droit à la majoration des allocations familiales a été reporté de 14 ans à 18 ans. L'Unaf a saisi le Conseil d'Etat en mars pour faire annuler ce décret.

 

 

© Agence France-Presse

A lire aussi


Pierre-Jean Carton Florès : du rêve d'enfant au Bec Fin à Fos-sur-Mer !

Fos-sur-Mer

-

Économie

Pierre-Jean Carton Florès : du rêve d'enfant au Bec Fin à Fos-sur-Mer !

Saint-Mitre-les-Remparts : une maison de viande et de cuisine provençale va s'installer place Neuve

Saint-Mitre-les-Remparts

-

Économie

Saint-Mitre-les-Remparts : une maison de viande et de cuisine provençale va s'installer place Neuve

Hausse des carburants : pourquoi le prix de votre permis de conduire va bientôt augmenter

Marignane

-

Économie

Hausse des carburants : pourquoi le prix de votre permis de conduire va bientôt augmenter

Crise de la pêche : « Le carburant est le nerf de la guerre », Ange Natoli (Port-de-Bouc)

Port-de-Bouc

-

Économie

Crise de la pêche : « Le carburant est le nerf de la guerre », Ange Natoli (Port-de-Bouc)

93.6 & 87.9 FM

Abonnez-vous à la newsletter
pour suivre notre activité et obtenir des offres