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Marseille : la rue d'Aubagne saisie par l'émotion pour l'hommage aux huit morts des effondrements

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Par Jean-Michel Darras05/11/2024 à 10:50

La rue d'Aubagne à Marseille a été saisie par l'émotion mardi lors de l'hommage aux huit personnes mortes dans les effondrements du 5 novembre 2018, à deux jours du procès de cette tragédie du mal-logement, "attendu avec plein d'espoir".

A 09h05, l'heure du drame il y a six ans, les cloches de l'église la plus proche ont commencé à sonner doucement, des habitants portant des torches, la maman de Julien Lalonde, l'une des victimes, se cramponnant à son portrait et celle de Simona dévoilant le sourire radieux de sa fille, décédée à 30 ans seulement.

Le silence était déchiré par les longues lamentations en arabe de la mère de Chérif, une autre victime, une dame âgée recroquevillée sur son fauteuil roulant.

Jeudi s'ouvrira le procès de ce drame du logement indigne avec 16 prévenus, des copropriétaires du 65 rue d'Aubagne mais aussi un ancien adjoint au maire LR de l'époque, Jean-Claude Gaudin.

 

Réactions au micro de Cassandre Amouroux.

 

"Nous sommes très confiants dans la justice"

 

"C'est toujours très difficile pour nous d'être ici mais à chaque fois qu'on vient, on se sent accueillis, accompagnés par chacun d'entre vous", a confié en italien Maria Carpignano, la mère de Simona.

"Nous attendons ce procès avec plein d'espoir. Nous savons que ce ne sera pas simple mais nous sommes très confiants dans la justice" afin qu'"à l'avenir, il n'y ait plus jamais" un tel drame du logement indigne.

 

"Nous avons le droit de vivre dignement"

 

Prenant le relais au micro, Liliana Lalonde, la mère de Julien, a insisté: pour elle, ce procès doit être celui de la dignité et du respect du droit des personnes.

Elle a lancé un appel aux propriétaires, aux agences immobilières, aux syndics: "quand vous allez louer quelque chose, ne pensez pas simplement à l'argent".

Et pour elle, bien sûr il y a les huit morts mais aussi d'autres victimes, toutes celles qui ont dû quitter leurs logements face aux nombreuses évacuations d'immeubles dégradés qui ont suivi, mais aussi ceux qui encore aujourd'hui vivent dans un logement insalubre dans une ville qui compte encore des dizaines de milliers de taudis. "Nous avons le droit de vivre dignement", a-t-elle insisté.

 

avec © Agence France-Presse

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