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Rue de Tivoli : un an après le drame, la douleur reste vive

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Par Adrien Etiemble09/04/2024 à 17:38

Le traumatisme et les émotions sont encore là. Ce mardi matin, devant les immeubles effondrés, une centaine de personnes étaient présentes pour rendre hommage aux huit victimes de cette catastrophe.

Un an après le terrible drame et l'effondrement de deux immeubles rue de Tivoli, une centaine d’habitants, de victimes, des représentants du "Collectif Tivoli 9 avril" et des élus, dont le maire Benoît Payan, se sont rassemblés ce mardi matin pour un hommage aux huit victimes. Ils se sont notamment recueillis lors d'une minute de silence. Des membres du collectif ont pris la parole pour d’abord rendre hommage aux victimes, puis pour évoquer le véritable cauchemar qu’ils vivent avec leurs assurances

Nicole, Antonietta, Jacquy, Anna, Marion, Mickaël, Anne-Marie, Jacques. Les prénoms des huit victimes ont été accrochés sur le grillage qui protège l'accès aux immeubles avec un bouquet de fleurs suspendu au-dessus de chacun de ces noms. Au sol, d’autres fleurs ont été déposées avec des mots de soutien des proches et des riverains. 

"Le quartier est devenu d'une tristesse"

“Nos pensées vont d’abord aux proches des huit disparus, qui depuis un an portent le deuil de leurs parents, enfants et amis, et à vous qui continuez à vous battre pour que la justice mette la lumière sur les causes de cet accident meurtrier” a notamment déclaré l'un des représentants du collectif du 9 avril. 

De l’émotion, des larmes, des accolades, la douleur est encore très présente. “Le quartier a énormément changé, c’est devenu d’une tristesse” raconte Gérine très émue, elle qui habite au 40 rue Jaubert, juste au-dessus des deux immeubles qui se sont effondrés. “Je pense à toutes ces personnes qui sont dehors, délogées depuis un an, il faut les aider au maximum. Elles ont tout perdu.“

 

L'enfer pour regagner son logement

Un an après le drame, plus d’une cinquantaine sont toujours en attente d’une situation de relogement pérenne, selon la mairie de Marseille. 

Florence, une victime délogée, ne sait toujours pas quand elle pourra rentrer chez elle, “même si l’assurance a prolongé de 3 mois la prise en charge du loyer”, je ne suis pas sûre de pouvoir rentrer chez moi avant l’été. Les démarches sont longues et les discussions avec les assureurs peu fructueuses, pour les victimes. “On est vite submergés par le nombre de dossiers et de démarches administratives, je me donne du courage pour ne pas flancher”, avoue Florence. 

Même enfer pour Jacques, âgé de 80 ans, il vit à l'hôtel depuis 1 an. Il dénonce une “bienveillante pression”. pour s’installer dans un logement meublé temporairement. “Je ne suis pas d’accord” dit Jacques, la voix tremblante. “Je ne comprends pas qu'après un an nous en soyons encore là. Je ne peux pas le comprendre, continue-t-il avant de conclure, “les assurances sont le pire organisme qui existe.”

 

L'enquête pour déterminer les causes de l’explosion qui a provoqué l’effondrement des deux immeubles est toujours en cours. De nouvelles auditions devraient avoir lieu au début du mois de mai. La thèse d’une explosion au gaz reste privilégiée.

 

Retrouvez en vidéos, plusieurs témoignages de victimes. 

 

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