Fos-sur-Mer
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Économie,
Environnement
Fos-sur-Mer : feu vert de l'État pour la ligne THT de 400 kV entre la Feuillane et le Gard3min
Par Maritima 13/05/2026 à 17:38
L'avenir industriel de la zone Fos-Étang de Berre passe par les câbles. L'État vient d'enclencher une étape décisive pour la création de la future ligne électrique aérienne à 400 000 volts entre la Feuillane et Jonquières-Saint-Vincent (Gard).
Très décrié, notamment par les agriculteurs qui se sont mobilisés à plusieurs reprises, ce projet titanesque, porté par RTE, vise à décarboner et à réindustrialiser le poumon industriel du Sud, tout en promettant de réduire le nombre total de pylônes à l'horizon 2035.
Dans un communiqué, l’État annonce aujourd'hui "l’engagement de l’instruction de la demande de déclaration d’utilité publique (DUP) relative au projet de ligne aérienne à 400 kV entre les postes électriques de Feuillane et Jonquières-Saint-Vincent permettant d’électrifier la zone industrielle de Fos-Étang de Berre. Le dialogue territorial et les études environnementales menés par RTE se poursuivent par ailleurs dans le même temps".
Sécuriser l'énergie pour la décarbonation de Fos
L'annonce de la Préfecture est claire : pour mettre fin à la dépendance aux énergies fossiles et réindustrialiser la zone de Fos, il faut de l'électricité, et vite. Cette nouvelle "autoroute de l'énergie" est la condition sine qua non pour que les industriels locaux puissent électrifier leurs processus de production et réduire leurs émissions de CO2.
Le projet a déjà fait l'objet de nombreux débats entre 2024 et 2025. Aujourd'hui, l'État lance officiellement l'instruction de la Déclaration d'Utilité Publique (DUP), une étape administrative qui va examiner à la loupe les impacts environnementaux, agricoles et paysagers.
Le "3 pour 1" : moins de pylônes dans le ciel provençal d'ici 2035
C'est l'un des arguments forts mis en avant par RTE et l'État pour favoriser l'insertion territoriale du projet : le renouvellement du réseau. D'ici 2035, dans les Bouches-du-Rhône et le Gard, l'objectif est de supprimer trois anciens pylônes pour chaque nouveau pylône installé.
Cette stratégie vise à limiter l'empreinte visuelle du réseau électrique sur les paysages, tout en augmentant massivement la capacité de transport de courant.
Un dialogue territorial sous haute surveillance
Conscient des inquiétudes que peut susciter une ligne aérienne de 400 kV, l'État a décidé de nommer deux "tiers-facilitateurs" : Catherine Garreta et Thierry Coquil. Leur mission dès la fin mai 2026 ? Assurer la qualité du dialogue entre RTE, les élus locaux, les agriculteurs et les associations.
Le calendrier à venir :
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Dès maintenant : reprise des inventaires écologiques (faune, flore) pour consolider le tracé.
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3e trimestre 2026 : enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique.
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Objectif 2035 : mise en service complète et suppression des anciens pylônes.
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