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Condamnation de Marine Le Pen : François Bayrou ouvre la porte à une "réflexion" au Parlement sur l'exécution provisoire2min
Par Maritima 01/04/2025 à 16:07
François Bayrou a considéré mardi que "la réflexion doit être conduite" par les parlementaires à propos de l'exécution provisoire, qui "fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours".
Au lendemain de la condamnation de Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité de cinq ans avec effet immédiat, le Premier ministre a expliqué lors des questions au gouvernement ne pas avoir "l'intention de mélanger les discussions sur un jugement, que je ne commente pas et que je soutiens, avec la réflexion sur l'état de la loi qui appartient au Parlement".
François Bayrou qui s'était, selon son entourage, dit "troublé" après le jugement de Marine Le Pen, a aussi affirmé mardi qu'il n'y avait "pas de possibilité, a fortiori pour un responsable gouvernemental, de critiquer une décision de justice", et que "même nous n'en avons pas le droit".
La démocratie n'est pas "mise à mal" par une décision de justice
Le Premier ministre a aussi apporté un "soutien (...) inconditionnel, non mesuré" et "puissant" aux magistrats ayant rendu cette décision, considérant "très important que l'ensemble de la représentation nationale formule ce soutien". Le premier président de la cour d'appel de Paris avait dénoncé lundi des "menaces" à l'égard des magistrats qui ont rendu le jugement dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national (devenu Rassemblement national) et condamné sa leader Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité immédiate de cinq ans.
La démocratie n'est pas "mise à mal" par une décision de justice, a également estimé mardi François Bayrou, au lendemain de la condamnation de Marine Le Pen à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, dans l'affaire des assistants parlementaires de son parti, compromettant sa candidature à la présidentielle de 2027. "Je ne veux pas laisser dire ici que notre démocratie serait mise à mal par l'autorité judiciaire. Ce n'est pas vrai", a affirmé le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, en réponse au chef de file des députés UDR Eric Ciotti, allié de Mme Le Pen. "La loi à partir de laquelle les juges ont pris leur décision a été votée par le Parlement" et "c'est le Parlement qui décidera si oui ou non, il convient de toucher à l'écriture de la loi", a dit François Bayrou.
avec © Agence France-Presse
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